David Arquette fait partie d'une famille d'artistes implantée dans le show-business depuis les années 40. Sa mère fut tour à comédienne, gérante d'un théâtre, professeur d'art dramatique, poète et thérapeute ; son père scénariste, producteur et acteur comique ; son grand-père paternel pianiste, compositeur, animateur radio tout en jouant pour le théâtre et le cinéma. Il n'est donc pas très étonnant que la fratrie Arquette, composée de Rosanna, Richmond, Patricia, Alexis et le petti dernier, David, ait choisi de suivre cette même voie. En compagnie de son père, au sein de la troupe d'improvisation The Second City Theater, David apprend très jeune son futur métier d'acteur. Un apprentissage qu'il poursuit en jouant dans de nombreuses pièces de son lycée de Fairfax à Los Angeles, et qu'il privilégiera au détriment de ses études supérieures.
Cette détermination lui permet de décrocher dès 1990 quelques apparitions récurrentes à la télévision, notamment dans les séries
The Outsiders, inspirée du film éponyme de
Coppola sorti en 1983, et
Parenthood. Deux ans plus tard, il fait ses débuts au cinéma dans
Buffy, tueuse de vampires (Fran Rubel Kuzui, 1992), tout en continuant de naviguer entre des shows adolescents (
Beverly Hills,
Petite fleur) et des petits rôles dans diverses productions comme la comédie
Radio Rebels (Michael Lehmann, 1994), le western
Wild Bill (Walter Hill, 1995) ou la romance dramatique
Femmes de rêves (Ted Demme, 1996). 1996 s'avère une année décisive pour l'acteur : il décroche le premier rôle de
Johns (Scott Silver) où il interprète avec conviction un jeune prostitué de Santa Monica. Surtout, il participe à
Scream (
Wes Craven), relecture post-moderne du film d'horreur aux accents ludiques débridés. Face à celle qui deviendra son épouse,
Courteney Cox, Arquette est irrésistible en flic valeureux mais gentiment abruti. Ce type de personnage décalé voire tangent lui va effectivement comme un gant, ce dernier n'étant jamais aussi à l'aise que dans le registre de la comédie. A l'image des inévitables suites de
Scream, succès oblige,
Scream 2 (1997) et
Scream 3 (2000), toujours aux bons soins de
Wes Craven ;
L'Alarmiste (Evan Dunsky, 1997) ;
Free Money (Yves Simoneau, 1998),
Collège attitude (Raja Gosnell, 1999) ou
Destination : Graceland (Demian Lichtenstein, 2001) où il promène sa mine ahurie et son phrasé si particulier.
Multipliant les expériences au fil des années, Arquette ne s'est pas de fait limité aux rôles comiques. S'essayant avec une égale décontraction à tous les genres, on l'a ainsi notamment vu dans l'horrifique et cannibale
Vorace (Antonia Bird, 1999) ; le film de catch
Ready to Rumble (Brian Robbins, 2000) ; l'ami canin
Spot (John Whitesell, 2001), la romance meringue
The Shrink Is In (Richard Benjamin, id); la pochade d'épouvante fifties
Arac Attack, les monstres à huit pattes (Ellroy Elkayem, 2002) ; le thriller
Riding the Bullets (
Mick Garris, 2004), et dans
Les Aventures de Sharkboy et de Lavagirl en 3D du bricolo Robert Rodriguez (2005). Renouant avec ses débuts télévisuels, l'acteur est aussi apparu dans les séries sentimentales
In Case of Emergency (versant comique) en 2007 et
Pushing Daisies (versant mièvrerie pâtissière) l'année suivante, en complément de sa contribution à
Hamlet 2 (Andrew Flemming, 2008) et
Nosebleed (Jeff Vespa, id).
Polyvalent, Arquette l'est tout autant par ses activités. Apprenti scénariste et réalisateur -trois films à son actif :
Selling Air (2002),
The Tripper (2006) et
The Butler's in Love (2008)- l'acteur est surtout un producteur dynamique, qu'il s'agisse de ses propres films ou de séries comme
Dirt (2007) où Courteney Cox tient le rôle principal. Grand amateur de catch, il est aussi régulièrement apparu dans de nombreux shows consacrés à ce sport, côté public et sur le ring, puisqu'il décrocha, avec controverse, la ceinture de champion des poids lourds en 2000.