Denis Podalydès



Denis Podalydès Nationalité : française
Naissance : 22 April 1963 à Versailles
Age : 46 ans
Métiers : Acteur, Comédien, Metteur en scène
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Souvent inséparable des films de son frère Bruno où il tient le rôle principal, Denis Podalydès suit des études de lettres et de philosophie avant s'inscrire au Cours Florent et de réussir le concours du Conservatoire. Après de multiples rôles au théâtre depuis 1988 et s'être fait remarquer en 1996 pour sa création André le magnifique, Jean Pierre Miquel, son professeur au Conservatoire, le fait rentrer à la Comédie française en 1997. Entre temps, Denis a déjà obtenu divers rôles au cinéma. Il débute dans Xena (1991) de Patrick Vivancos, on l'aperçoit dans Mayrig (Id) d'Henri Verneuil, puis se fait mieux connaître avec Versailles Rive Gauche (1992), le court-métrage de son frère qui obtient un César ainsi que de nombreux autres prix dans différents festivals. Le film lui donne un rôle comique où il excelle. Par la suite il continue d'obtenir ailleurs des seconds rôles, on le voit ainsi dans Pas très catholique de Tonie Marshall (1994) et Le journal du séducteur (1996) de Danièle Dubroux. La même année, il est au casting du film d'Arnaud Despleschin, Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle), co-écrit par Emmanuel Bourdieu, son ami. Matthieu Amalric et Jeanne Balibar, deux des héros du film de Despleschin, auront d'ailleurs des rôles (petit ou grand) dans le premier long de Bruno Podalydès, Dieu seul me voit (Versailles Chantiers).

 

Après quelques autres films mineurs comme La Belle Verte (1996) de Coline Serreau, La divine poursuite (1997) de Michel Deville ou la comédie musicale Jeanne et le garçon formidable (1998) de Ducastel et Martineau, son rôle dans Dieu seul me voit, réalisé donc par son frère et co-écrit par lui, offre à Podalydès enfin un personnage de premier plan où il peut prouver tout son talent au cinéma. Le film popularise alors le tandem qui se retrouvera en 2001 pour l'étrange Liberté-Oléron, comédie froide et névrotique où il joue un père de famille obsédé par l'achat d'un bateau. Puis en 2003 avec Le Mystère de la chambre jaune, où il incarne le célèbre détective Rouletabille, tiré du roman de Gaston Leroux que son frère adapte sur grand écran. Personnage qu'il reprend dans la suite des aventures imaginées par Leroux, Le Parfum de la dame en noir (2005), sans doute le meilleur film des frères Podalydès, celui où l'accomplissement formel touche à la plus grande élégance et la plus forte cohérence. L'acteur y est incroyable, presque abstrait. A noter enfin que les deux frères se retrouveront en 2008 pour la troisième partie de leur trilogie versaillaise, Bancs publics (Versailles Rive Droite).

 

Parallèlement, tout en continuant sa carrière au théâtre où il obtient en 2007 un Molière pour sa mise en scène de Cyrano de Bergerac, Denis Podalydès apparaît très fréquemment au cinéma chez de nombreux réalisateurs qui lui offrent de plus en plus souvent des rôles de premier plan, dans des registres aussi bien comique que dramatique. On le voit notamment chez Bonitzer dans Rien sur Robert (1999) où il obtient encore un second rôle, chez Claire Devers dans La Voleuse de Saint Lubin (Id), chez Diane Kurys dans Les enfants du siècle (Id), chez Guédiguian dans A l'attaque ! (2000), chez Raoul Ruiz dans Comédie de l'innocence (Id), chez Beinex dans le désopilant thriller psychanalytique Mortel Transfert (2001), chez François Dupeyron dans La Chambre des Officiers (Id) où il surprend dans un premier rôle dramatique aux côtés d'Eric Caravaca. Il joue également dans le second film de son ami Emmanuel Bourdieu, Candidature (Id), où il obtient le rôle principal. Réalisateur qu'il retrouve en 2008 pour Intrusions, aux côtés d'Amira Casar et Natacha Régnier.

 

De plus en plus mis en avant par les réalisateurs, on le voit chez Tavernier aux côtés de Jacques Gamblin dans Laisser Passer (2002), où il joue Jean Aurenche, célèbre scénariste du cinéma français des années trente et quarante. Après un passage dans le premier film de Valéria Bruni Tedeschi, Il est plus facile pour un chameau... (2003), et son rôle désopilant dans la comédie Bienvenue en Suisse (2004), il joue chez le cinéaste confidentiel Eugène Green, pour son beau film Le Pont des arts (Id). Parmi les autres œuvres qui suivent, on retiendra : Caché (Id) de Michael Haneke, Les Ames grises (2005) d'Yves Angelo, Le Temps des portes plûmes (2006) de Daniel Duval, Sartre l'âge des passions (Id, TV), son apparition dans le Da Vinci Code (Id), et enfin Le 4ème morceau de la femme coupée en 3 (2007) de Laure Marsac. Acteur talentueux à la palette variée, Denis Podalydès n'a pour l'instant, et malgré la variété de ses rôles au cinéma, jamais trouver de plus grandes interprétations que chez son frère, où la connivence crée un univers singulier et unique dans le cinéma français d'aujourd'hui.

Photos de Denis Podalydès



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Amis/Famille Ségolène Royal, Bruno Podalydès

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