9. Enemy (Enemy Mine) de Wolfgang Petersen (1985) (2/10)
Adapté d'une nouvelle de Barry B. Longyear, Enemy n'est pas un chef d'œuvre, tout comme son réalisateur Wolfgang Petersen n'est pas un grand auteur. Néanmoins, avec ce scénario évoquant parfois Duel dans le Pacifique de John Boorman, le cinéaste allemand signe peut-être son meilleur film (et le premier en terre américaine). Plus de vingt ans avant District 9 et sa relecture de l'apartheid, Enemy illustre le face-à-face forcé et isolé entre deux soldats humain et extra-terrestre. Différence, solidarité, amitié sont les thèmes principaux de l'intrigue, que Petersen utilise comme prétexte afin de souligner un message sur l'absurdité du racisme. L'alien, éternelle figure de l'étranger (traduction littérale dont l'anglais conserve l'ambigüité), sert donc ici à imposer une réflexion humaniste et morale. Tourné en 1985, alors que la guerre froide ressurgissait avec l'administration Reagan et son projet Star Wars, Enemy trouvait aussi à sa sortie un écho avec l'actualité.
































