Le bon la brute et le truand de Sergio Leone (1966) (6/13)
Le western américain, l'un des genres pionniers d'Hollywood, vit depuis Rio Bravo (et peut-être même avant, dès John Ford et sa Chevauchée fantastique) son crépuscule. Il va alors renaître et mourir pour de bon en traversant l'Atlantique.
Révolution :
Quand Sergio Leone tourne Le Bon, la brute et le truand, il a déjà revisité le western et connu le succès avec Pour une poignée de dollars et sa suite. Toutefois ce qui nous intéresse demeure son œuvre la plus célèbre et significative. En s'accaparant le genre roi d'Hollywood, Leone va d'une part lancer (malgré lui) la mode sauvage du western italien, de l'autre mettre un point final à ce qui reflétait les fondations américaines au cinéma. Ne survivent que figures, silhouettes et paysages, utilisés pour composer un brillant exercice de style au ton et à la vision personnels. Son maniérisme influencera et décomplexera des générations de jeunes cinéastes tout en enterrant un certain âge d'or hollywoodien.



































