Naissance d’une nation de D.W Griffith (1915) (2/13)
Le cinéma est devenu la plus grande attraction populaire de l'époque et les studios hollywoodiens ne cessent de prendre de l'ampleur. On tourne alors des films à la pelle mais les techniques de narration et de mise en scène demeurent encore souvent sommaires.
Révolution :
Lorsque D.W. Griffith tourne Naissance d'une nation, il a déjà plus de 450 films au compteur. S'il a déjà exploré les techniques propres au cinéma dans différentes productions (éclairage, profondeur de champ, gros plan), son art du montage, parallèle notamment, éclate avec ce long métrage dédié à la guerre de Sécession. Il sera alors considéré comme l'auteur ayant le plus contribué à définir le cinéma comme art du montage. Là où avant d'autres filmaient une action en un plan, Griffith la décompose, varie les angles, morcèle les points de vue. Un an plus tard avec Intolérance, il approfondira ses techniques en portant le montage alterné à des sommets alors inégalés.



































