Rome, ville ouverte de Roberto Rossellini (1945) (4/13)
La guerre se termine et le cinéma européen sous l'occupation n'a pas eu son mot à dire sur l'époque qu'il vivait. Il y a alors comme une absence d'image, de représentation, de fiction pour montrer un état du monde.
Révolution :
Avec Rome, ville ouverte, Roberto Rossellini montrera justement par le cinéma ce que le monde et l'Italie en particulier viennent de subir. Le film sera le manifeste essentiel du néoréalisme (davantage encore que ceux de Visconti, De Sica ou Antonioni). Un puissant constat sur la mort, les douleurs et la survie d'un peuple auquel s'ajoute un poignant message d'espoir. Tourné sans moyens, avec des comédiens non professionnels et sur les décombres d'un pays meurtri, Rome, ville ouverte deviendra l'œuvre qui pour certains a sauvé l'humanité de l'horreur nazie. Son style libre, quasi documentaire, aura un impact fondamental sur le cinéma mondial et une influence capitale sur la Nouvelle Vague française.



































