Après avoir étudié le théâtre au lycée puis à l'université, Elodie Bouchez embrasse une brève carrière de danseuse avant d'apparaître pour la première fois au cinéma dans
Stan the Flasher (1990) de
Serge Gainsbourg et
Le Cahier volé (Christine Lipinska, 1993), son premier rôle principal. Elle se fait remarquer ensuite du public en jouant la petite amie de
Romain Duris dans
Le péril jeune (1994), puis chez
André Téchiné dans
Les roseaux sauvages (Id), pour lequel elle obtient le César du meilleur espoir féminin. Les deux films lancent sa carrière, deux ans plus tard elle retrouvera les deux comédiens principaux du
Téchiné, Stéphane Rideau et
Gaël Morel, dans le premier film de ce dernier,
A toute vitesse (1996). Elodie Bouchez s'impose alors très vite comme un nouveau visage du cinéma français, elle associe beauté, charme, fraîcheur et naturel.
Elle devient une nouvelle icône jeune sans réelles attaches générationnelles, ce qui lui permet de diversifier ses rôles, souvent dans des premiers films ou à petite économie :
Clubbed to Death (Lola) (Yolande Zauberman, 1996),
Le ciel est à nous et
Les kidnappeurs (Graham Guit, 1997-1998),
Louise (take 2) (Siegfried, Id),
Lovers,
Too Much Flesh et
Being Light (1999 -2001), la trilogie de
Jean-Marc Barr d'après les règles du Dogme 95 de
Lars Von Trier. En 1998, sa carrière prend un second envol grâce au très surestimé
La Vie rêvée des anges (
Erick Zonca), pour lequel elle obtient avec
Natacha Régnier le César et la Palme cannoise de la meilleure actrice.
France, Hollywood
Après son apparition en tête d'affiche dans le premier film du futur césarisé Abdelatif Kechiche dans le remarqué
La Faute à Voltaire (2000), pour lequel elle obtient un prix à Cologne, Elodie Bouchez joue dans
CQ (2001) de Roman Coppola et
Le Petit Poucet (Id), d'un autre cinéaste bientôt multi primé,
Olivier Dahan. Décidément fidèle au cinéma d'auteur et les cinéastes qui l'ont découverte, elle retrouve Yolande Zauberman sur
La Guerre à Paris (2002), aux côtés de Jérémie Reinier, puis Gram Guit sur
Le Pacte du silence (2003), avec
Gérard Depardieu. Elle fait ensuite ses premiers pas à Hollywood dans des petites productions inédites en France :
America Brown (Paul Black, 2004) et
Shooting Vegetarians (Mikey Jackson, 2005). Un peu oublié, elle retrouve un peu de notoriété auprès du grand public dans la comédie populaire
Brice de Nice (James Huth, Id), puis repart pour les USA. D'abord pour le film indépendant
Sorry, Haters (Id), où elle joue aux côtés d'Abdelatif Kechiche et
Robin Wright Penn (casting improbable, film inédit en France) ; suivi immédiatement de la série télé
Alias (2005-2006), une première pour une actrice française. Profitant de ce nouveau succès, elle apparaît également dans deux épisodes de la sérié
L.World (2006-2007).
Cette passade américaine ne la remet pas pour autant sur le devant de la scène dans son pays. En 2007, par amitié et fidélité, elle joue un second rôle dans
Après lui de Gaël Morel, le film n'est ni un succès ni une réussite. La même année elle est à l'affiche de
Ma place au soleil (
Eric de Montalier), avec
Nicole Garcia et
Jacques Dutronc,
Héros (
Bruno Merle) avec
Michaël Youn et
Tel Père, Telle Fille (Olivier de Pias) avec
Vincent Elbaz, aucun des trois films ne rencontre alors son public. 2008 enfin, elle fait une apparition dans le film de et avec
Eric et Ramzy,
Seuls Two -la version revisitée de
Je suis une légende. Puis retourne dans son second pays de prédilection, l'Amérique, pour
We're Here to Help (Alex Winter), une comédie avec
Alan Rickman.