Fabrice Du Welz



Fabrice Du Welz Nationalité : belge
Naissance : 21 October 1972
Age : 37 ans
Métier : Réalisateur
pour moi le cinéma avant tout doit être un spectacle et une agression
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Fabrice Du Welz, deux films lui ont suffit pour s'imposer dans le cadre difficile du cinéma de genre francophone. Belge, il étudie d'abord au Conservatoire dramatique de Liège puis à l'INSAS (Institut national supérieur des arts du spectacle), l'école de cinéma de Bruxelles. Il réalise son premier court métrage en 1997, Folles aventures de Thierry Van Hoost, puis le second en 1999, Quand on est amoureux c'est merveilleux. Ce dernier fait la tournée des festivals. Il arrive au Fantastic'arts de Gérarmer en 2001 où il remporte le grand prix. Ce premier succès lui permet de collaborer avec Canal Plus Belgique et de signer des sketchs pour Nulle Part Ailleurs. Mais si cette expérience avec la chaine qui dit aimer le cinéma lui permet d'en apprendre un peu plus sur son métier, elle ne l'aide en rien pour réaliser son premier long métrage, Calvaire, qui sort en salles en 2004. Le film remporte plusieurs prix à Gérarmer et Amsterdam. Il se fait surtout remarquer pour son style radical et agressif. Inspiré du survival américain, Du Welz s'inscrit volontairement dans le sillon d'un Tobe Hooper ou d'un Sam Peckinpah version Les Chiens de paille. Le Texas de Massacre à la tronçonneuse remplacé par les Ardennes belges, il imagine l'histoire sordide et dérangeante d'un chanteur itinérant (Laurent Lucas), séquestré, torturé, humilié par des rednecks locaux menés par Jackie Berroyer.

Le film impose immédiatement une certaine ambition esthétique ainsi qu'un goût pour la provocation qui le rapproche de Gaspar Noé. Remarqué et souvent salué par la critique (pas toute unanime), Calvaire renvoie à une bestialité sous-jacente propre à la nature humaine. Un film sans illusion donc, âpre, parcouru d'êtres primitifs, brutaux, confus dans leurs rapports amoureux. Du Welz jouant des signes et de l'ambiance des milieux ruraux pour les détourner, leur donner des fonctions traumatisantes et créer un climat délétère, pesant, sale, afin de mieux illustrer la vision nihiliste de son époque. Après ce coup d'éclat pour certains (ou d'épée dans l'eau pour les autres, qui dénonceront la prétention excessive de l'auteur), Du Welz réalise Vinyan (2008). A nouveau controversé mais toujours aussi radical, le film s'inspire cette fois essentiellement de Ne vous retournez pas de Nicholas Roeg. Si en définitive on en est loin, qualitativement parlant, Vinyan emprunte néanmoins les grandes lignes de ce chef d'œuvre du cinéma britannique. L'histoire d'un couple errant en Thaïlande pour retrouver leur fils disparu durant le Tsunami de 2004, là où chez l'Anglais, Donald Sutherland et Julie Christie erraient dans Venise après la mort de leur fils en croyant aussi pouvoir l'y retrouver. Comme Calvaire, Vinyan reçoit un accueil mitigé, certains salueront ses qualités esthétiques et sa vision désespérée de la nature humaine (ici du point de vue d'une mère, sinon du couple), les autres pointeront encore sa prétention, son côté boursouflé et son aspect coquille vide. Quoiqu'il en soit, Fabrice Du Welz ne laisse pas indifférent.

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Personnalités associées à Fabrice Du Welz

Collaborations Emmanuelle Béart, Laurent Lucas, Jackie Berroyer, Rufus Sewell

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