Ca faisait combien, déjà, 99 francs ? La critique de flu
Si 99 francs de Beigbeder avait été un best-seller en son temps, son adaptation au cinéma par Jan Kounen, sept ans après, aura-t-elle le même succès ? Son 99 francs comporte... | lire la suite
Synopsis: Octave est le maître du monde : Octave exerce la profession de rédacteur publicitaire. Il décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain. Pour lui, "l'homme est un produit comme les autres". Octave travaille pour la plus grosse agence de pub du monde : Ross et Witchcraft surnommée "La Ross". Il est couvert d'argent, de filles et de cocaïne. Pourtant, il doute.
Deux événements vont bouleverser le cours de la vie d'Octave. Son histoire d'amour avec Sophie, la plus belle employée de l'agence, et une réunion chez Madone pour vendre un film de pub à ce géant du produit laitier. Le doué Octave déjante alors et décide de se rebeller contre le système qui l'a créé, en sabotant sa plus grande campagne.
De Paris, où négocient les patrons d'agences, à Miami, où l'on tourne un spot sous Prozac, de Saint-Germain-des-Prés à une île perdue d'Amérique Centrale, Octave parviendra-t-il à échapper à sa prison dorée ?
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RIP (invité)
le 26 septembre 2007 23:11
Bof pas terrible. Beaucoup d'esbrouffe style "Vanilla Sky" sur un air de vide existentiel pour une satire bien gentillette et convenue. Que dire des chemises cootonnées Ralph Lauren produites par des esclaves modernes en Chine, payés 2 euros de la journée et trimant 6 jours sur 7, 14 heures quotidiennement ? Et des jupettes H&M passant par le même circuit ? Et ce toujours pour le même prix final tant les marques s'en mettent plein les poches ? Le vrai scandale touche à la chaîne de production. Et moins à la manière d'emballer et de formater le produit. Alors certes Kounen montre fait montre d'un chamanisme psychadélique et imagé à peine plus inspiré que dans "Las Vegas Parano", lorgnant aussi du côté des effets faciles du pitch de la série "Heroes". C'est du recyclage férocement postmoderne, donc. Et Dujardin en coker neurasthénique donne envie de s'ouvrir les veines d'ennui. Quel malström indigeste ! Quel sampling de poncifs pub à la sauce"regarde comme je déconstruis bien". Au secours Debord, Kounen se prend pour un posituationniste sous acide !