Bons baisers de Russie de Terence Young


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La force obscure



Bons baisers de Russie, parfois considéré comme l'un des meilleurs épisodes, impose l'une des cartes postales fondatrices de la série : la Russie. Guerre froide oblige.

Si les espions sont soviétiques, on découvre aussi très vite qu'ils ne seront jamais l'ennemi (le problème est américain, pas anglais) mais simplement une autre force, ou pôle, tout autant victime que l'Angleterre ou les Etats-unis de l'obscure et tentaculaire organisation terroriste internationale, le SPECTRE. Bons baisers de Russie continue ainsi de jouer avec l'air du temps (on rêve d'Orient avec Istanbul et on voyage avec l'Orient-Express), tout en ciselant un peu plus le personnage de Bond en homme d'affaires musclé (il est là pour régler les problèmes de son employeur, pas pour le tourisme) et en charmeur invétéré. Dès Bons baisers de Russie, on comprendra aussi que le lien à l'actualité est tout aussi constant que distant, pur prétexte pour jouer avec le présent et l'Histoire afin de se fondre dans une contemporanéité perpétuelle.

Bons baisers de Russie (From Russia With Love) (1963)
De Terence Young
Avec : Sean Connery, Daniela Bianchi, Pedro Armendariz, Bernard Lee, Robert Shaw

Jérôme Dittmar Le 28 janvier 2008
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