Brothers de Susanne Bier


Brothers (Affiche)
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Réal : Susanne Bier  Casting : Connie Nielsen , Ulrich Thomsen , Nikolaj Lie Kaas , Bent Mejding ...

Genre: Drame   Pays: Danemark

Année: 2006  Durée: 110'  Sortie: Mercredi 08 février 2006


Deux garçons, une fille: trois possibilités La critique de flu Un petit goût de Festen et surtout une saveur de grand film : Brothers s'assurera sans doute une place dans notre Top Ten 2006. Fin, fort, franc, ce film danois nous met... | lire la suite


Synopsis: Michael (Ulrich Thomsen) a une vie rêvée, une carrière militaire prometteuse, une superbe épouse (Connie Nielsen) et deux magnifiques filles. Son jeune frère, Jannik (Nikolaj Lie Kaas) est un petit voyou, un hors-la-loi. Quand Michael doit partir en Afghanistan pour une mission de l'ONU, les relations entre les deux frères sont tendues. Lors de son voyage, Michael est porté disparu, présumé mort. Sarah est épaulée par Jannik qui, contre toute attente, prend en charge la famille. Rapidement, Sarah et Jannik se rapprochent et deviennent très complices.

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philippe (invité)  le 11 août 2008 10:10  

Ce film, comme beaucoup de film danois, est extraordinaire. Les relations humaines sont souvent montré de manière brute et direct. Un peu comme les relations humaines au Danemark, plus naturelles, directes. En apparence, le film donne à voir les diffcultés à appréhender les relations familiales, plongé dans le malheur, comme Festen. Mais c'est l'arbre qui cache la forêt. Le message est ailleurs. Quand on le saisit, tout vient naturellement, vite et clairement à l'esprit. Il y a deux phrases dans le film. En tout début de film, le capitaine explique à ses hommes que ce qu'ils vont accomplir est juste, ils en seront encore plus convaincu sur place en Afghanistan. A la fin du film, il écrit dans une lettre à sa femme, que rien n'est juste ou injuste, il n'y a ni bien ni mal. La vie "est" tout simplement. Il n'y a que la vérité et chacun a la sienne. Pour le capitaine, sa vérité est qu'il aime sa femme. En une phrase, on appréhende tous les autres "problèmes", et dégats collatéraux qu'a soit disant engendré la guerre. En réalité il s'agit dégats collatéraux liés à la perception des choses par l'homme: ce qui est bon, bienséant, normal, juste, etc. Dans le film, tous les comportements sociétales y passent. L'objectif du film n'est pas une volonté morbide d'exploiter l'animalité de l'homme, notamment pendant la guerre, mais de dire, encore une fois, que ce sont nos perceptions des choses qui leur donnent une consistance. Le jugement (bien mal, juste, injuste, etc.) a tout bout de champ, sur tout et n'importe quoi imposé à soi et aux autres introduit des conflits entre les hommes (externes) et dans le coeur des hommes (interne). En effet, les vérités internes évolent avec le temps, elles définissent l'homme. Ces vérités rentrent en conflits avec des règles externes, celles des autres, de la sociéte (appelés abusivement vérité). Les conséquences de ces conflits sont illustrées dans le film à différents niveaux et aspects de la vie. "Nothing matter": si on enlève tout jugement (sur la guerre, les règles de la société, bienséance, règles religieuses, etc.), on supprime tous les malheurs vécus en tant que tels par TOUS les acteurs de ce film. En rigtig godt film. Tussen tak, Susanne Bier.