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On l'attendait d'une curiosité mêlée de crainte, on avait tort. Décomplexé et inventif, Wanted réussit son pari : un film d'action bourré d'idées, citant Matrix pour mieux le réinventer à sa sauce et finir par trouver son style à partir de celui des autres.
D'un accès peu évident car avare d'explications et construit en longs et larges plans fixes, Lake Tahoe met du temps à démarrer mais s'avère être un joli film, assez original.
Au sein du nouveau cinéma de genre espagnol, Les Proies se fraie son propre chemin, fait de sobriété et de décors naturels. Ce qui ne l'empêche pas d'établir des parallèles assez glaçants...
Avec Glory to the Filmmaker !, Kitano continue d'errer et de s'interroger sur lui-même et son cinéma pour en revenir à ses bases : l'humour régressif, l'absurde, le non-sens et l'autodérision. L'homme de cinéma rencontre l'homme de télé, ça passe ou ça casse.
Film américain indépendant passé par Sundance, Deauville et d'autres festivals avant d'atterrir sur nos écrans, ce premier né de Zoe Cassavetes fait honneur à son illustre patronyme.
Quand un spécialiste des effets spéciaux passe à la réalisation, cela donne une version libérée de l'œuvre de Jules Verne. Intégrant le livre dans le film, Eric Brevig pose les codes classiques du blockbuster hollywoodien sur un des récits majeurs de la littérature pour en faire une comédie d'aventure destinée avant tout à un public familial.
Entre Tintin au Tibet et les plus folles audaces d'un Alain Resnais, les frères Larrieu accouchent avec Le Voyage aux Pyrénées d'une fantaisie débridée, qui explore de façon quasi mystique l'étendue des légendes montagnardes.
Les prouesses esthétiques combinées au sens de l'humour et du mouvement de Kung fu Panda permettent d'oublier un scénario trop classique. Après la grosse déception de Shrek le troisième, le nouveau Dreamworks, vif et inspiré, corrige le tir avec brio.
Un Billy Elliot plus grand, plus musclé, et surtout plus torturé, perdu dans une Ecosse tour à tour verte et urbaine. Un bel effort, qui possède tous les ingrédients d'un excellent film d'auteur mais ne parvient pas complètement à transformer l'essai. A étudier...
Premier long-métrage de Diastème, Le Bruit des gens autour est une plongée tragi-comique dans un festival plus élitiste que populaire : Avignon. Le regard d'un connaisseur posé avec amour sur des comédiens dont l'énergie nous gagne malgré un scénario qui s'effrite.
Avec son concept fort voulant faire d'un homeless alcoolo un super héros tragique, Hancock part sur de belles bases, fourmille d'idées, d'envies, s'oriente avec plaisir vers la farce, la comédie, mais laisse tout en vrac, à l'état de brouillon et se plante.
Pour David Cronenberg, La Mouche c'est d'abord une nécessité (financière), puis un projet dans lequel il s'investit totalement. Produit par Mel Brooks avec Jeff Goldblum et Geena Davis, le film aura le succès que l'on connaît et permettra au cinéaste d'obtenir un certain statut tout en restant éloigné d'Hollywood.
Après Prendre femme, la nouvelle réalisation de l'actrice Ronit Elkabetz et de son frère Shlomi traite du deuil et de la famille, dans une atmosphère qui rappelle le cinéma italo-américain. Mais c'est surtout un saisissant portrait de la société israëlienne que peint le film.
Mika Kaurismaki prend comme prétexte un documentaire sur Billy Cobham pour filmer les vertus essentielles du rythme comme moyen de communication. Une belle idée mal exploitée.
A travers l'évocation des massacres de Sabra et Shatila, Valse avec Bachir traite de la mémoire et des conséquences individuelles d'un traumatisme national. Espérons que le public apportera à cet impressionnant documentaire d'animation, qui, paradoxalement, fait la part belle à l'onirisme, la reconnaissance qu'il n'a pas obtenue à Cannes.
Retour de Romero avec ses zombies fétiches, Diary of the dead marque une nouvelle étape dans son discours artistique et politique toujours aussi contestataire. Après avoir abordé en vrac la société des inégalités raciales, du consumérisme et des manipulations politiciennes, c'est désormais l'évolution technologique qui l'intéresse tout particulièrement. Internet, caméras numériques, diffusion des images : Chroniques des morts-vivants est une plongée vertigineuse et autocritique dans notre rapport aux images. Mais aussi et surtout, un film d'horreur aussi intelligent qu'efficace.
Un film de tueurs où l'on s'extasie devant les merveilles architecturales brugeoises. Un film d'action où l'on passe la soirée à siroter des pintes au pub. Un film d'espionnage où un nain s'habille en écolière. Le tableau est pour le moins éclectique. En tout cas, c'est inclassable et c'est à voir !
Thriller poisseux et angoissé sur fond de corruption policière dans une Los Angeles crépusculaire, Au bout de la nuit réussit son mélange entre Sidney Lumet et The Shield en trouvant son style et une atmosphère fascinante.
Eric et Ramzy, duo comique incontrôlable, ont accouché de leur premier bébé. Il s'appelle Seuls Two, et porte les gênes de ses parents : drôle et absurde, il pêche parfois par excès de n'importe quoi.
Pour nous, Narnia est une énigme. Cette suite made in Walden Media et Disney a les mêmes limites que l'épisode précédent, peut-être même en pire. Et si finalement cette série nous voulait du mal ?
Attendus depuis Matrix, les frères Wachowski font un retour étonnant avec Speed Racer. Ils réussissent un film unique au parti pris esthétique déroutant mais génial : un cartoon live, pop et psychédélique dopé au digital.
Message à caractère informatif : ce film est une comédie d'entreprise fantastique qui fait le grand écart entre Daniel Auteuil et Alain Chabat, entre 1980 et 2008. Un exercice de souplesse pas complètement réussi, où l'ami Auteuil fait cependant des étincelles.
La joyeuse bande de l'actuel roi de la comédie US Judd Apatow a encore frappé. Sans Sarah, rien ne va porte quelques unes de ses marques de fabrique : drôle et irrévérencieuse, imprégnée de pop culture, cette nouvelle comédie romantique est écrite et jouée par des acteurs de séries télé. Qui s'attaquent à cet univers qu'ils connaissent très bien.
Faisant émerger la tendresse qui se cache derrière une réalité brute, Eldorado est un road-movie réussi, qui marie situations comiques et efficacité dramatique.
Conquérir l'amour de sa vie comme se faire une place au grand écran c'est un peu le drame de Patrick Dempsey dans Le Témoin amoureux, une histoire de compétition sur fond de comédie romantique façon Le Mariage de mon Meilleur Ami, inversé.
Avec Phénomènes, Shyamalan tente pour lui et pour nous de faire oublier l'échec de La Jeune fille de l'eau. Un retour donc aux sources du fantastique théorique pas complètement réussi mais attachant.
On préférerait ne jamais l'avoir vu ou rapidement l'oublier, ne rien dire à personne, se taire. «Un biopic sur Sagan ? Jamais entendu parler ». Trop tard, le mal est fait, c'est un massacre, c'est laid, anecdotique et parfaitement contraire à la géniale romancière.
La Soledad ne révèle son sujet qu'entre les lignes, laissant au spectateur le soin de combler les vides. Il faut du courage pour survivre à cette forme radicale, mais légitime, qui s'avère plus intéressante que passionnante.
Drame historique plein de bravoure et de bons sentiments sur un humanitaire précoce, Les Orphelins de Huang Shi s'avère surtout assez insipide, au point de se demander si Roger Spottiswood, son réalisateur, ne travaille pas pour une association pour la paix dans le monde.
JCVD est une déception, non pas pour l'acteur, formidable et touchant dans ce déballage lucide sur lui-même, mais pour tout le reste, son allure de polar bâclé à l'esthétique clinquante et pénible.
On évite d'habitude d'employer l'expression, mais on ne sait comment le dire autrement, Sparrow est un chef d'œuvre. Johnnie To y retrouve l'élégance de ses films les mieux stylisés avec une allure folle.
Un premier long métrage imparfait, malgré un casting solide et un scénario récompensé. Trop ambitieux, peut-être. Décevant, sans aucun doute.
Comment parler d'argent pour en faire beaucoup sur le dos des foules qui rêveraient d'en gagner autant ? En signant un film à gros budget, aussi creux et vide de sens qu'efficace et divertissant. Ladies & gentlemen, bienvenue à Las Vegas.
Véritable véhicule promotionnel pour une Sarah Jessica Parker en voie d'extinction, Sex and the City a perdu toute sa verve en passant au cinéma. Ne reste qu'une comédie romantique faiblarde noyée dans le luxe et une maigre réitération des enjeux de la série.
Récompensé au festival de Berlin 2006 (Grand prix du jury et Meilleur premier film), Soap évite les pièges d'un sujet casse-pipe et diffuse un charme persistant grâce à sa délicatesse de ton.
Maradona par Kusturica, documentaire sur l'ex Dieu des stades aussi attendu par les férus de foot que par les admirateurs du cinéaste serbe, aurait pu se contenter d’une diffusion télé introduite par Gérard Holtz.
Outre-Atlantique, Grace is Gone n'a pas dépassé le circuit des festivals indépendants, Sundance en tête. Le signe d'un film engoncé dans sa vision limitée d'un sujet cherchant à surfer sur l'actualité sans vraiment oser aller jusqu'au bout de ses parti pris.
Tentative respectable de greffer vampires et film noir hérités des classiques, Rise réussit, malgré ses nombreuses faiblesses et son allure un peu cheap, à imposer sa tonalité tout en offrant à une Lucy Liu « so sexy » un premier rôle principal pas déshonorant.
Rien n'arrête Harrison Ford, pas même une explosion nucléaire. Comme à son habitude, Spielberg excelle à mélanger les genres, sans qu'on ait le temps de s'interroger sur la cohérence de l'ensemble de ce quatrième volet des aventures d'Indiana Jones... qui n'a d'ailleurs aucune importance. Il faut que ça pulse, et ça pulse bien.
Le nouveau film de Desplechin ressemble beaucoup à un film de Desplechin, et on ne sait pas vraiment si c'est un bien. Avec son côté suranné parce que trop (bien) écrit, son aspect (trop) français parce que bavard et centré sur des secrets de famille, on retrouve comme souvent chez lui les thèmes de la descendance, du fils et de l'héritage.
Epurée, magnifiquement éclairée, la nouvelle réalisation d'Eastwood est d'une grande fluidité. Le papy de Hollywood construit un discours sur le pouvoir, les rapports de force, la liberté individuelle et la démocratie dans une mise en scène en apparence simple et classique, pourtant truffée de trouvailles de mise en scène.
Fresque fleuve de 3h sur deux générations, Nés en 68 ne risque pas de provoquer une prise de conscience des élus UMP travestissant l’héritage de mai. En voulant faire un film bilan, Ducastel et Martineau ne réussissent qu’à enfiler poliment les clichés.
Aéré, souriant, plein des couleurs vives de l'Espagne, Vicky Cristina Barcelona est un divertissement délicieusement écrit, un peu bavard mais pas trop, qui a déclenché les rires complices d’un public conquis d’avance.
Rêverie macabre et fable sur la culpabilité, Quatre nuits avec Anna marque le retour du cinéaste Jerzy Skolimowsky, qui livre à la face du monde une oeuvre aussi troublante qu'irradiée d'intimité.
Blindness, présenté en ouverture du 61e festival de Cannes, est un film catastrophe minimaliste qui occulte aussi bien la question du pourquoi de la situation que du comment de sa résolution.
Course automobile, patinage artistique, désormais basket, Will Ferrell s’est fait le champion de la sports-comedy. Inutile d’attendre toutefois un miracle, sauf pour ses défenseurs hardcore l’acteur réussit à peine à sauver ce Semi-Pro.
Inutile d’espérer, Le Journal d’une baby-sitter ne capitalise pas sur son atout sexy : Scarlett Johansson. Entre la chronique sentimentale et sociologique, le film de Bergman et Pulcini s’impose gentiment, et c’est plutôt un mal pour un bien.
Alors que s'ouvre la 61e édition du festival de Cannes sort en salles Enfances, un film à petit budget qui rend un bien bel hommage au Cinéma et ceux qui l'ont fait.
Premier long métrage tourné avec un téléphone portable à sortir en salles, J'aimerais partager le printemps avec quelqu'un est une émanation du Forum des images. Un journal filmé au portable et diffusé sur grand écran - une expérience intimiste sur le fond et éminemment populaire dans sa forme, qui interroge au passage les frontières du cinéma.
De l’Argentine en crise de 2002 à celle de la dictature militaire, Lucia Cedron navigue sans perdre le fil d’une histoire complexe. Dense, mais compréhensible, son premier film maintient un suspens psychologique remarquable.
Biutiful Cauntri, Broken English, Fool Moon, Glory to the Filmmaker !, Harold et Kumar s'évadent de Guantanamo, L'Affaire Thomas Crown, Lake Tahoe, Les Grands s'allongent par terre, Les Proies, Mirage de la vie, Nos 18 ans, Soit je meurs, soit je vais mieux, Spartatouille, The Unseeable, Un monde à nous, VHS Kahloucha, Voyage au centre de la Terre - 3D, Wanted : choisis ton destin
Les films de la semaine prochaine
Ballerina, L'Incroyable Hulk (Hulk 2), La Cité des hommes, Le Premier jour du reste de ta vie, Let's Get Lost, Love Gourou, Mad Money, Medieval Pie : Territoires Vierges, Monsieur Woodcock, Night and Day, Souvenir
Jean Yanne / Paul Verhoeven / Luc Bondy / Vin Diesel / Elsa Pataky / Jared Hess /
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