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Votre note |
| Réal. | : | Joachim Lafosse |
| Avec | : | Jonas Bloquet , Jonathan Zaccaï , Yannick Renier , Claire Bodson ... + Casting complet |
| Pays | : | France Année : 2008 |
| Sortie | : | Mercredi 10 septembre 2008 |
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anne
bien sûr c'est votre avis et il n'engage que vous. Ce film, je l'ai reçu en pleine poire, car outre le fait qu'il parle de sexe, il aborde surtout le thème de la perversité et de la transgression. A l'heure de la mondialisation et de l'impression de grande liberté d'expression, de moeurs ... il est absolument nécessaire de s'interroger sur les limites de la liberté. C'est ce que réussit très bien Joachim Lafosse,car au final, nous doutons tout comme le héros. Est-il pleinement consentant ?est-il conscient de ce qu'il lui arrive ? Lui a-t-on transmis les éléments pour accepter ou refuser ce qu'il lui arrive ?Et c'est là toute la perversité du film et Joachim Lafossse ne juge jamais ce qui se passe. Cela change de la plupart des films d'aujourd'hui : rien n'est tout blanc ni tout noir, Joachim Lafosse laisse de la place au spectateur, et surtout il nous fait réfléchir !Il tire aussi une sonnette d'alarme sur l'éducation des jeunes, sans lancer de brûlot sur l'éducation nationale. Il nous présente une situation, comme une histoire parmi d'autres et nous dit en gros, oui la liberté c'est bien, mais quand nous n'avons pas tous les outils en main, attention à la manipulation. Il est rare d'avoir affaire à un film intelligent et aussi courageux, très bien filmé et cadré, où chaque plan est lourd d'une violence morale. Joachim Lafosse ne prône pas un retour à la morale, il n'accuse pas non plus les homosexuels, le couple hétéro est aussi manipulateur et pervers, il ne juge pas, mais il donne à voir et à réfléchir. |
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omerb
lafosse le castrateur castré. le héros a 18 ans. mais bien sure il est manipulé sexuellement par un homosexuel (quel scénario aurions-nous si cela avait été une femme, surement une belle histoire d'amour impossible) lafosse : cinéaste réactionnaire de la normalité... de sa nostalgie et bien entendu, les relations ne concernent que des proies ou des prédateurs En fait, Lafosse est pris sans s'en rendre compte de le complexe de Claggart, le héros de Billy Bud, c'est à dire le complexe de l'homosexuel, qu'il n'est bien entendu pas. L'histoire se passe et est possible après tout, mais l'unidimensionalité du personnage de Zaccaï est décevante. De la même manière, l'innocence supposée du jeune est typiquement un fantasme pédéraste. C'est une mise en scène de "je vous démontre que..." allons donc voir ses justifications... Il voulait poser le problème des limites de la transmission. Mais voit-il que le problème aujourd'hui, c'est la transmission tout court et sa possibilité. Si le héros est déscolarisé, c'est bien entendu parce qu'il a des rêves qu'il ne peut pas accomplir. En somme, c'est un peu de sa faute. Il n'y a donc aucune question sur le problème de fond. Par contre, une fois que quelqu'un rentre en relation pour transmettre quelque chose à quelqu'un de plus jeune, mais en dehors de l'institution, ce ne peut être que pour des raisons "inavouables". Il est donc dommage qu'en plus de faire un film moyen à la CQFD, le réalisateur essaie de le justifier comme un rappel au bon sens, il faut limiter la transmission en dehors de l'institution, sans se rendre compte dans quoi ses propres fantasmes sont pris. Lafosse est donc bien le cinéaste belge le plus surestimé aujourd'hui Quand on a l'imaginaire des relations aussi pauvres, marqué par des tics "à la Pialat", on essaie au moins de travailler avec des scénaristes... |
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