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| . | Twilight - Chapitre 2 : tentation |
| . | Les critiques Cinéma |



Flic incorruptible, sans peur et sans reproche, Nicholas Angel a un seul problème : il est trop bon. Du coup, à Londres, il fait de l’ombre aux collègues. A tel point que pour regagner un peu de lumière ses supérieurs l’envoient finalement, bien malgré lui, dans la tranquille petite bourgade de Sandford. Là-bas, c’est un peu différent. Un autre univers, disons. Tout le monde est gentil, la vie est rose bonbon, et d’ailleurs au poste de police on grignote des sucreries. Pas de crime, juste des accidents. Des accidents ? Pour l’agent Angel, ça ne fait pas un pli, il se passe quelque chose de louche à Sandford. Bien décidé à découvrir la vérité, il s’embarque bientôt dans une enquête plutôt mal vue. A ses côtés, son nouveau coéquipier Danny (excellent Nick Frost), fan de films d’action. Attention ça va être un sacré boxon !
Hot Shots out
Après l’irrésistible Shaun of the Dead, parodie des séries Z de mort-vivants, la même équipe revient au galop avec un deuxième petit bijou de cinéma irrévérencieux.

Une bonne place à la marge
Dans la mise en scène, même topo. Le montage est ultra accéléré, les bruitages exacerbés, les effets s’enchaînent parfois sans respiration. Seul petit bémol, d’ailleurs, une surenchère d’options sonores et visuelles. On comprend que le film, en bonne comédie, joue la carte de l’excès, mais sur ce point l’équipe a eu la main lourde et les séquences quasi-stroboscopiques interviennent un peu trop souvent. Côté scénario, en revanche, c’est un sans faute. Construit en deux temps, le film parvient à rebondir à chaque fois qu’une impasse se profile. Et retombe toujours sur ses pattes. La traditionnelle phase d’exposition donne le ton puis glisse habilement vers l’enquête policière un peu désuète, laquelle intègre doucement une dose de polar plus sérieux, qui se teinte de gore, passe par le western et explose enfin dans un gros bain d’action déjantée. Quelques ralentis bienvenus, et pas de temps mort. Pas de temps mort, donc pas d’ennui. Au fil de ce développement sans creux, le personnage d’Angel prend de la matière, évolue, s’humanise sans perdre en potentiel comique, a le temps de nouer une relation avec son coéquipier, et se paye régulièrement des pétages de plombs pour aérer tout ça. Bref, rien n’est jamais définitivement posé et c’est tant mieux. Finalement, de Point Break à Bad Boys en passant par Scream ou L'inspecteur Harry, Hot Fuzz crée sa propre place, bien à la marge des autres. Parodique mais inventif, drôle et dénué de bêtise, riche sans risquer l’overdose, voilà un deuxième rendez-vous indéniablement réussi pour Wright, Pegg et leurs amis.
Hot Fuzz
De Edgar Wright
Avec Simon Pegg, Nick Frost, Bill Nighy
Sortie en salles le 18 juillet 2007

Illus. © Studio Canal
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