|
ROXANA (invité)
le 17 juin 2008 22:10
L’AMOUR AU TEMPS DU CHOLERA (1985)
Pendant mes vacances à Nice en 2008, j’ai regardé le film inspiré du livre de Gabriel García Márquez L'Amour au temps du choléra. Un film américain et bien fait de Mike Newell, réalisateur de Harry Potter, avec John Leguizamo, Benjamin Bratt, Javier Bardem, Liev Schreiber, Laura Harring, Ana Claudia Talancón, Angie Cepeda, Hector Elizondo, et Catalina Sandino Moreno.
J’avais déjà lu le livre. D’habitude les livres sont beaucoup mieux que les films, mais je dois reconnaître que le film était vraiment très bien élaboré et qu’il ne m’a pas déçue. Au début le film peut paraître trop sentimental et peut être improbable mais après on tombe sous le charme de cette histoire. Les images et la qualité du film sont superbes. On passe vraiment un très bon moment qui reflète bien le livre. Néanmoins il y a beaucoup de choses qui on été coupées du livre.
Maintenant je vais résumer le livre. A la fin du XIXème siècle, en Colombie, à Cartagena, un jeune télégraphiste pauvre et poète qui s’appelait Florentino Ariza, tombe amoureux fou de la plus jolie des jeunes filles, Fermina Daza. A travers des lettres passionnées, il gagne peu à peu son coeur et lui jure un amour éternel. Fermina lui promet de l'épouser. Mais comme Florentino était un garçon pauvre, le père de la jeune fille se jure de séparer les deux jeunes gens.
Le père envoie sa fille chez sa famille maternelle. C’est à cette époque là qu’elle fait connaissance de sa cousine. Elle va devenir sa meilleure amie et confidente. Hildebranta lui confie qu’elle est amoureuse d’un homme marié. En effet les deux cousines sont très différentes. Fermina est trop fière, sérieuse, timide et conservatrice. Je pense qu’elle se fait des problèmes pour rien. Hildebranda est drôle, libérée, coquine, extravertie. Personnellement le personnage de Hildebranda est plus sympathique à mon égard, mais Fermina est l’héroïne de l’histoire.
Quelques années plus tard, celle qui est devenue une jeune femme, belle, intelligente et encore plus fière, épouse Juvenal Urbino, un jeune et riche médecin. L'homme qui a réussi à endiguer l'épidémie de choléra de la ville part s'installer avec sa jeune épouse à Paris. Lorsqu'ils reviennent à Cartagena, plusieurs années après, Fermina a oublié complètement son premier amour. Florentino, lui, ne l'a pas oubliée. Devenu un riche armateur, il collectionne les aventures avec des femmes éventuelles et ceci est raconté avec beaucoup d'humour, d'imagination. Mais Florentino brûle toujours d'amour pour la belle Fermina. Pendant des années, Florentino s'accrochera à cet amour impossible. Il va attendre la mort de l’époux de Fermina pour lui déclarer son amour inconditionnel et éternel.
De son côté, Fermina mène la belle vie. Elle vit dans la belle société de la ville. Mais on ne sait pas si elle est vraiment si heureuse que ça, je veux dire, de vivre dans un monde d’apparences. Je pense qu’elle aime le beau et riche médecin, c’était un amour réaliste, il y avait du respect et de l’admiration. Surtout il y avait le compromis d’être ensemble pour maintenir une famille. C’est une autre forme d’aimer, différente de l’amour fantastique de Florentino, lui qui est décrit par elle comme « une ombre ».
Quand finalement, la mort du médecin arrive, Florentino déclare encore une fois sa flamme à Fermina. Au début elle le rejette, mais, après elle va tomber à nouveau sous son charme. A 70 ans ils vont vivre leur histoire d’amour qui ne tombe jamais dans le ridicule.
Je pense que c’est une des plus belles histoires d’amour dans l’histoire de la littérature. Heureusement Florentino arrive à conquérir presque à la fin de sa vie son grand amour. Sinon ça aurait été vraiment très frustrant pour moi. Cette histoire est aussi une belle réflexion sur l'amour, sur la vie, sur le temps qui passe, sur ce qui est possible et ce qui ne l’est pas. Selon le livre on ne pourrait aimer pleinement qu'une seule fois dans sa vie, et il n'y aurait qu'une personne pour laquelle on serait fait même si on doit attendre le temps qu’il faut.
ROXANA GHIGLINO
|
|