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La Captive

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Amourettes et poupées de cire

Non, "La coupe d'or" n'est ni un documentaire sur le moto-cross ni une fiction sur les pérégrinations d'une équipe de foot, mais bien le dernier film d'Ivory adapté d'un roman d'Henry James.

Au début du siècle, pour se rapprocher de son ancien amant le Prince Amerigo, Charlotte Stant épouse le père de la femme du prince. Après un temps de bonne entente entre les couples sous des rires en cascade, viennent les sourires forcés et le quatuor se brise : le père et la fille se consolident en duo tandis que Charlotte et Amerigo renouent leur liaison d'autrefois. Suivent deux longues heures de chassés-croisés amoureux convenus se tissant dans les pièces de châteaux toujours cadrées en plan larges pour rincer jusqu'à la noyade d'œuvres d'art et d'ornements l'œil du spectateur.

Serrés et étouffant à moitié dans leurs habits d'époque, les personnages finissent par ressembler aux effrayantes poupées de cire du Musée Thussaud qu'il vont justement visiter. Tout le film est plombé par une mise en scène laborieuse: des flash-back rappelant que les ancêtres d'Amerigo n'était pas plus fidèles que lui ou une séquence finale qui partait pour être la plus réussie mais qui se voit gâchée par un sous-titre explicatif inutile. Si Henry James considérait "La coupe d'or" comme son roman "le plus posé, construit et abouti", l'adaptation cinématographique qu'en a fait Ivory n'est sans aucun doute pas le meilleur film du réalisateur.

La coupe d'or
EU, 2000, 2h06.
Réal :James Ivory
Avec Kate Beckinsale, Nick Nolte, Jeremy Northam, Uma Thurman.
Sortie : 13 Septembre 2000.

Laure Charcossey