| 1 | Twilight - Chapitre 2 : tentation |
| 2 | 2012 |
| 3 | Le Concert |
| 4 | Trésor |
| 5 | Le Petit Nicolas |
| 6 | Rapt |
| 7 | L'Imaginarium du Docteur Parnassus |
| 8 | L'Homme de chevet |
| 9 | A l'origine |
| 10 | Micmacs à tire-larigot |
| . | Vincere |
| . | Le Drôle de Noël de Scrooge |
| . | Capitalism : A Love Story |
| . | Le Vilain |
| . | Zombieland |
| . | Hadewijch |
| . | Une Affaire d'Etat |
| . | Kinatay |
| . | Les critiques Cinéma |



Rocky est un de ces films au style réaliste, peuplé de personnages sans emprise sur la vie (une marque de John G.Avildsen déjà visible en 1973 dans son magnifique Sauvez le tigre avec Jack Lemmon). Un vague héritage de Cassavetes, traversé d'influences de l'époque et surtout, mais sans jamais l'avoir avoué, de Marqué par la haine de Robert Wise, dont le film n'est pas loin du remake. Dans Rocky, tout n'est que grisaille et rouille, succession de paysages aux frontières de la ruine. La banlieue de Philadelphie qu'il habite semble être un territoire à l'abandon où ne vivent que des laissés pour compte, des prolétaires sans lendemain et des petits voyous comme lui. Lui le boxeur raté, raillé par les uns et les autres, issu d'un milieu populaire dont il a reçu peu d'éducation. Mais sa valeur, ce sont ses poings et la grandeur de son âme, et pour sortir de son milieu tout en y puisant justement son énergie, son courage et sa force, Rocky tutoie l'inaccessible... son rêve : combattre le champion du monde, presque par le coup du hasard.
En cela, Rocky marque une rupture avec les héros de cet Hollywood dépressif. Il a été la lueur d'espoir, une porte ouverte sur un état d'esprit que connaîtront les années 80. Mais Rocky doit surtout son succès au fait que le film d'Avildsen est un immense mélo dans sa pure tradition populaire. Avec son rythme lent, la pesanteur palpable de son environnement urbain et social, son climat presque anxiogène et ses personnages trop purs et naïfs pour le monde, Rocky est une grande histoire d'amour touchée par la grâce. Ce moment ultime qui contamina toute l'oeuvre, à la fin du combat contre Appolo, où dans la sueur, le sang et les larmes, Rocky rencontre un amour absolu, d'une pureté divine, celui d'Adrian, sa femme. Instant fugace mais immortalisé par un arrêt sur imagem gelant le film au sommet d'un pic émotionnel dont Stallone ne se remettra jamais.
Rocky
Réalisé par John G. Avildsen
Avec : Sylvester Stallone, Talia Shire, Burt Young, Carl Weathers, Burgess Meredith
Etats-Unis, 1976 - 1h59

Sur le web : - Site officiel
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z