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Dans l'idée, ce choix de l'animation était intéressant - l'écart entre les derniers épisodes et le tout numérique était déjà faible. Seulement, il restait alors encore quelques bribes de la première trilogie, ruines de serials synthétisés dans un space opera aux effets aussi sidérants que son ambition narrative. Avec Clone Wars c'est fini. Après la 51ème course poursuite, le 37ème gunfight contre une armée de droïds, le 92ème combat au sabre laser et la 113ème vanne entre Anakin et son insupportable sidekick, seuls resteront les fans les plus hardcores, maso ou les pères de famille sous la contrainte. Clone Wars, version cheap et allégée de Star Wars pour kids hyperactifs sous Ritaline, c'est un scénario famélique autour d'un torrent épileptique et saoulant d'action. Si on n'est pas contre voir Lucas et son copain faire mumuse (Star Wars, c'est aussi ça, un jouet), cette cure intensive pas très belle à regarder vire à l'abrutissement. Adieu le mystère des espaces, l'univers en perpétuelle construction, les héros charismatiques, ne reste qu'une caricature insipide. Un cartoon speedé s'épuisant dans une logique absurde de l'effet, là où justement il s'évanouit et brillait avant sans renoncer au récit.
Star Wars : the Clone Wars
De Dave Filoni
Sortie en salles le 27 août 2008

Illus. © Warner Bros. France
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