| 1 | 2012 |
| 2 | Trésor |
| 3 | Le Concert |
| 4 | Le Petit Nicolas |
| 5 | L'Imaginarium du Docteur Parnassus |
| 6 | This Is It |
| 7 | Micmacs à tire-larigot |
| 8 | A l'origine |
| 9 | Saw 6 |
| 10 | Clones |
| . | Vincere |
| . | Le Drôle de Noël de Scrooge |
| . | Capitalism : A Love Story |
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| . | Une Affaire d'Etat |
| . | Kinatay |
| . | Les critiques Cinéma |



Procédons par ordre chronologique. Le Interior design de Michel Gondry introduit parfaitement au bourdonnement de la mégalopole, sur laquelle les projets d'un couple de jeunes adultes viennent se heurter avec élégance. Le cinéaste français trouve là une fluidité rare : rendant ses acteurs attachants, évitant fioritures et dialogues inutiles, il réussit une jolie fable métaphorique sur les angoisses de la solitude. Vient ensuite le Merde de Leos Carax ; avec son récit famélique et sa vulgarité assumée, le segment perturbe l'attention. Mettant en scène une créature borgne (Denis Lavant) qui appelle à la destruction d'une trop sage société nippone, Carax peine à mêler le sublime au grotesque. Mais, par sa rage auto-destructrice, Merde met en lumière la douceur des deux segments qui l'encadrent. Le troisième segment, Shaking Tokyo, se penche sur l'isolement volontaire d' un asocial tokyoïte. Derrière une esthétique millimétrée et jubilatoire se cache un vrai questionnement sur les structures sociales du Japon. La fantaisie et l'ensoleillement pointent heureusement leur nez, mais sans que Bong Joon-ho n'offre de réponses toutes faites à ses interrogations.
Au final, Tokyo a dessiné un trajet global : après l'immobilisme déprimé du premier segment, le film de Carax propose une tentative - ratée - de mouvement, nécessaire à l'éclosion apaisée du troisième volet. De nombreuses images fortes au service d'une logique interne : pas mal pour un film à sketches.

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