Two Lovers



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www.revesetveillees.com (invité)   le 23 Novembre 2008 à 23:48  

James Gray signe un film d'une rare maitrise, les cadres, le tempo, le jeu des acteurs et n'en déplaise à certains le scenario, concourent à créer une tragédie douce et amer qui m'a ébranlé. Je ne comprends pas les accusations de niaiserie, faut-il être adolescent pour s'envoyer des textos? Pour se regarder par la fenêtre? Si effectivement ces scènes renvoient à un amour naïf, quel amour ne l'est pas? Surtout, le propos de J. Gray est justement d'opposer un mariage de raison et un amour de passion iraisonable. Si je peux comprendre que l'on adhère pas à l'histoire, je ne comprends pas ce ton méprisant devant une mise en scène si pure, limpide, toute tendue vers son propos. Même les scènes les plus rabachées comme la scène de boîte de nuit par exemple, possèdent cette limpidité qui est la marque des grands cinéastes classiques qui utilisent le langage cinématographique avec justesse. Dans ce trio, l'auteur arrive à créer des tensions d'un rien, juste par la mise en scène. Les personnages vivent et s'empêtrent dans leurs conflits intérieurs. Le jeu de J. Phenix est fascinant, sa manière de se mouvoir créer le personnage, les corps parlent plus que les mots. J'ai été fasciné par cette maîtrise discrète et cet art de raconter la tragédie, c'est à dire les individus balotés par un destin plus fort que leurs volontés. Du grand cinéma.

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