Ce que je voulais absolument, c’était qu’un Noir prenne la tête des zombies. ”
Né le 4 février 1940, George Romero est un vrai gamin des rues de New-York. Il étudie néanmoins à Pittsburgh, où il devient un passionné de cinéma. Il tourne, au début, des courts-métrages et des publicités, mais, il fomente un projet fou : monter un film d’horreur. A la fin des années 60, il parvient avec son groupe d'amis à récolter 10 000$ pour tourner
La Nuit des morts-vivants. Le film met en scène des humains exposés à des émanations radioactives qui deviennent des zombies et dévorent les survivants. Il devient culte pour toute une génération contestataire, car c’est bel et bien la contestation qui se lit en filigrane dans les films de Romero. Dans
La Nuit des morts-vivants, il dénonce le racisme. Il ne poursuit pas tout de suite dans cette voie et réalise des drames. Ses films suivants,
There's Always Vanilla (1971),
The Crazies (1973),
Season of the Witch (1973) et
Martin (1976), ne rencontrent pas le public. Tous portent en eux une nouvelle critique sociale.
En 1978, il revient au film de
zombie. Le film
Dawn of the Dead, sorti en Europe sous le titre
Zombie, montre des humains réfugiés dans un centre commercial assailli par les morts vivants. C'est le deuxième volet de la « tétralogie Romero » :
La Nuit des morts-vivants, Zombie, Le Jour des morts-vivants, Land Of The Dead - Le Territoire Des Morts. Il devient culte à son tour, comme le note le magazine "Entertainment Weekly", en 2003.
En 2008, il sort un cinquième opus,
Diary Of The Dead - Chronique des Morts-Vivants, dans lequel Romero s'intéresse à l'évolution technologique : en plus d'être un film d'horreur intelligent et efficace, c'est aussi une plongée vertigineuse et critique dans norte rapport aux images.