L'aventure, je le sais maintenant, c'est mon imaginaire. ”
Gérard Oury est né Max-Gérard Houry Tannenbaum, le 29 avril 1919 à Paris
À 17 ans, il suit les cours de René Simon, dans lesquels il rencontre François Perrier. Puis il entre au Conservatoire d’art dramatique en 1938, aux côtés de
Bernard Blier et encore une fois, François Périer.
Talentueux, il devient ensuite pensionnaire de la Comédie-Française.
En 1939, il obtient son premier rôle que lui confie Edouard Bourdet dans
Britannicus, en remplacement d'un acteur, parti à la guerre.
En 1940, il fuit Paris avec sa compagne comédienne, Jacqueline Roman, afin d’échapper aux persécutions dont sont victimes les juifs.
Il débarque à Marseille, alors en zone libre. En 1942, il ne reconnaît pas sa fille unique : la réalisatrice Danièle Thompson, pour lui éviter la mise au banc dont il souffre, de part sa religion.
Il est remarqué par
Paul Olivier, l'agent de Raimu, qui l'engage dans une revue avec Raimu, qui le prend un temps sous son aile.
Après la Seconde Guerre mondiale, il revient à paris et retrouve la Comédie Française : il enchaîne pièces de théâtre et petits rôle au cinéma. C’est à l’occasion de l’une de ces prestations qu’il embrasse Michelle Morgan pour la première fois. Si ce premier baiser de cinéma ne la transcende pas, elle n’en deviendra pas moins l’amour de sa vie, dés leur deuxième rencontre dans les années 50.
On le retrouve dans des films tels que
Le Passe-Muraille de Jean Boyer, en 50 ou
La Nuit est mon royaume de Georges Lacombe en 51.
Il passe définitivement à la réalisation en 59, en tournant sa première comédie,
La Main chaude, qui ne remplit pas les salles. En 61, avec Le Crime ne paie pas, il obtient son premier succès en tant que réalisateur. Il offre dans ce film un rôle à Louis de Funès dont il pressent les talents comiques.
Trois ans plus tard, Le Corniaud, qui réunit Bourvil et De Funès, rencontre un succès phénoménal. La fameuse scène de la voiture de Bourvil, qui « va marcher beaucoup moins bien » fait se tordre de rire la France entière. Gérard Oury récidive en 1966 avec La Grande Vadrouille, une comédie avec son port-bonheur, Louis de Funès, en chef d'orchestre irascible, et
Bourvil, en naïf et tendre benêt. Avec 17 millions d'entrées, il demeure le plus grand succès de film français au cinéma.
Il signe ensuite
Le Cerveau, en 1968,
La Folie des grandeurs, en 1971,
Les Aventures de Rabbi Jacob, en 1973,
L'As des as, en 1982, qui seront autant de succès au box-office.
Gérard Oury réalise par la suite deux films avec
Pierre Richard,
La Carapate (1978) et
Le Coup du parapluie (1980).
Ses comédies suivantes rencontrent moins de succès : la recette miracle s’essouffle. Gérard Oury s’éloigne quelques temps des plateaux.
En 1993, Gérard Oury revient sur e devant de la scène et tourne
Fantôme avec chauffeur, avec
Philippe Noiret et
Gérard Jugnot, puis en 1999, un remake du
Schpountz avec
Smaïn dans le rôle-titre tenu autrefois par Fernandel. Mais, ces deux nouvelles comédies ne rencontrent pas vraiment leur public.
Gérard Oury décède le 20 juillet 2006 dans sa maison de Saint-Tropez, à l'âge de 87 ans. Il est enterré à Paris au cimetière du Montparnasse.