Son père voulait qu'il devienne juriste comme lui, mais Gérard Philipe rencontre à Cannes des artistes réfugiés en zone libre et décide qu'il sera comédien. En 1943, la famille arrive à Paris, il s'inscrit au conservatoire national supérieur d'art dramatique, suit les cours de Denis d'Inès et de Georges Le Roy. Il obtient le second prix de comédie.
Il connaît son premier succès à 20 ans dans le rôle de l'ange de
Sodome et Gomorrhe de
Jean Giraudoux en 1943. Il rencontre l'ethnologue Nicole Foucarde. Il participe à la Libération dans la résistance française (FFI), tandis que son père est un collaborateur notoire.
Sa popularité monte avec la tournée de
Caligula d'
Albert Camus en 1945. En 1947 il joue dans
Le Diable au corps de
Claude Autant-Lara et devient une star de cinéma.
En 1950 il est l'un des premiers à signer l'appel de Stockholm contre l'armement nucléaire.
En 1951 il entre au Théâtre national populaire de
Jean Vilar et connaît divers succès (
Le Prince de Hombourg,
Le Cid,
Richard II). Il met en scène plusieurs pièces de Musset ou d'auteurs contemporains comme Henri Pichette ou Jean Vauthier.
Il se marie en 1951. Nicole (qu'il rebaptise Anne, prénom plus poétique) et lui sont membres du parti communiste. Ils ont deux enfants.
En 1952 il est le
Fanfan la Tulipe de Christian-Jaque et acquiert le statut d'idole pour beaucoup d'admirateurs et surtout d'admiratrices. Il tourne pour René Clair et René Clément entre autres.
Il devient président du syndicat français des acteurs (SFA) et défend ardemment les métiers du cinéma et du théâtre à partir de 1958.
Atteint d'un cancer du foie, il meurt d'une crise cardiaque en 1959 (âgé de 36 ans), au sommet de la gloire et après le tournage de
La fièvre monte à El Pao de
Luis Buñuel. Il est enterré à Ramatuelle dans le costume du Cid, conformément à ses dernières volontés.