Lumière, pose d'appareil, importance du montage m'apparurent comme des éléments plus capitaux que le travail d'une scène uniquement jouée selon les lois dramatiques ”
Représentante au côté de Jean Epstein de l'avant-garde cinématographique des années 1920, Germaine Dulac est également l'une des premières femmes de l'histoire à s'illustrer derrière la caméra. Journaliste-reporter à "La Française" et à "La Fronde", la cinéaste-féministe restera pour ses écrits plutôt que pour son oevre. Elle se lance en 1915, faisant oeuvre de pionnère du septième art, se dirigeant dès les début vers l'expérimentation et
l'impressionnisme. Art visuel plutôt que simple retranscription filmée d'une pièce de théâtre, le scénario est souvent secondaire à ses yeuxdans un film. Elle travaillera néanmoins avec de grands auteurs : Louis Delluc (
La fête espagnole), Obey (
La souriante madame Beudet), Antonin Artaud (
La coquille et le clergyman).
Filmographie
- 1915 Les soeurs ennemies
- 1916 Géo le mystérieux
- 1916Venus Victrix
- 1916 Dans l'ouragan de la vie
- 1917 Âmes de fous
- 1918 Le bonheur des autres
- 1919 La fête espagnole
- 1928 La cigarette
- 1920 Malencontre
- 1920 La belle dame sans merci
- 1921 La mort du soleil
- 1922 Werther
- 1923 La souriante madame Beudet
- 1924 Gossette
- 1924 Le diable dans la ville
- 1925 Âme d'artiste
- 1925 La folie des Vaillants
- 1926 Antoinette Sabrier
- 1927 La coquille et le clergyman
- 1927 L'invitation au voyage
- 1927 Le cinéma au service de l'histoire
- 1928 La princesse Mandane