Goldie Hawn, actrice pétillante qui connut son heure de gloire dans les années 70 et 80, a toujours baigné dans un univers artistique par les professions de ses parents, propriétaire d'une école de danse et musicien. Inscrite à des cours de danse classique et de claquettes dès l'âge de trois ans, elle en a dix lorsqu'elle se produit avec la troupe du Ballet Russe de Monte Carlo dans
Casse Noisette de Tchaïkovski. Adolescente, elle se découvre une passion pour le théâtre et ne tarde pas à faire ses débuts dans le shakespearien
Roméo et Juliette que met en scène la Virginia Stage Company. En 1964, après de courtes études d'art dramatique à l'American University de Washington, elle crée et dirige sa propre école de ballet. L'année suivante, elle devient danseuse professionnelle et s'installe pour un temps à New York où elle participe à de nombreuses comédies musicales (
Guys ans Dolls,
Kiss Me Kate) avant de rejoindre un cabaret de Las Vegas.
Los Angeles étant à quelques emcablures, elle décide finalement de tenter sa chance en tant qu'actrice auprès des producteurs hollywoodiens. En 1967, elle se familiarise avec le métier en participant à deux épisodes de la série populaire
Good Morning, World. Puis, ses talents de danseuse lui permettent de décrocher une apparition dans
The One and Only, Genuine, Original Family Band (Michael O'Herlihy, 1968). Dotée d'un physique avantageux qu'elle n'hésite pas à mettre au service d'un réel sens comique, comme en témoignent ses numéros dans le show télévisuel
Rowan & Martin's Laugh-In (1968-1970), elle a bientôt le privilège de jouer aux côtés de Walter Matthau et
Ingrid Bergman dans la comédie romantique
Fleur de cactus (Gene Saks, 1969). Sa prestation remarquée est saluée par un Oscar qui va lancer de manière fulgurante sa jeune carrière.
Durant la décennie suivante, Hawn va enchaîner les succès, essentiellement des comédies légères où elle entretient son image de blonde pétulante, souvent ingénue, à l'image de
There's a Girl in My Soup (Roy Boutling, 1970),
Dollars (Richards Brooks, 1971),
Drôle d'embrouille (Colin Higgins, 1978) ou
Voyage avec Anita (Mario Monicelli, 1979). Devenue la drôle et jolie blonde à la mode, elle se voit même proposer deux émissions télé (
Pure Goldie, 1971 et
The Goldie Hawn Special, 1978). Loin de se satisfaire de ce statut, l'actrice tend aussi à prouver ses qualités dramatiques dans
Sugarland Express (1974) du jeune
Steven Spielberg et
Shampoo (Hal Ashby, 1975) pour lequel elle est nominée aux Golden Globes. En 1980, elle se lance comme productrice sur son nouveau film,
La Bidasse (Howard Zieff), où elle sème la zizanie dans les rangs de l'armée. Cette nouvelle comédie fait un carton au box-office et l'installe définitivement comme l'une des actrices les plus populaires de sa génération.
Continuant d'exploiter sa veine humoristique, à l'instar de
Seems Like Old Times (Jay Sandrich, 1980) ou
Femme de choc (Michael Ritchie, 1986), elle retrouve en 1983
Kurt Russell, qu'elle avait déjà brièvement croisé à ses débuts, dans
Swing Shift (
Jonathan Demme). Le couple ne va plus se quitter, allant jusqu'à se partager la vedette de la bluette
Un couple à la mer (Gary Marshall, 1987). A partir des années 90, Hawn va se faire progressivement plus rare sur les écrans. Elle s'essaye notamment à la comédie d'action avec
Comme un oiseau sur la branche (John Badham, 1990), se frotte à
Steve Martin dans
Fais comme chez toi (
Frank Oz, 1992) et s'amuse comme une folle aux côtés de
Meryl Streep et
Bruce Willis dans
La Mort vous va si bien (
Robert Zemeckis, id) avant de rejoindre
Woody Allen pour
Tout le monde dit I love you (1996). Mais les réussites se font rares, ce qu'atteste le peu palpitant
Sex fans des sixties (Bob Dolman, 2002), son dernier film en date. Bien qu'elle y déploie encore une énergie communicative et un charme lumineux dont sa fille, l'actrice
Kate Hudson, a visiblement hérité.