Halle Berry, qui doit son prénom au nom d'un centre commercial (Halle's Department Store) situé à Cleveland, où elle est née, est la fille d'une infirmière en milieu psychiatrique et d'un médecin afro-américain. Elevée dès ses quatre ans par sa mère après le divorce de ses parents, elle participe à divers concours de beauté durant les années 80. Elle devient ainsi Miss Teen All American en 1985, puis dauphine de Miss USA en 1986 et enfin finaliste au concours de Miss Monde. Après des débuts professionnels comme mannequin, elle fait ses premiers pas sur un écran au tournant des années 80 et 90 en passant par la télévision. Notamment dans les séries
Campus Show (1991), dérivée du fameux
Cosby Show, et
Côte Ouest (Id). On ne tarde alors pas à la retrouver au cinéma :
Spike Lee lui offre un rôle dans sa comédie benetton pro mariage mixte
Jungle feverr (Id) ;
Tony Scott joue de ses atouts sexy pour en faire une stripteaseuse dans
Le dernier Samaritain (Id) ; et elle s'essaie à la comédie poids lourd avec
The Flintstone - La Famille Pierrafeu (Brian Levant, 1994), adaptation du célèbre dessin animé.
A partir du milieu des années 90, elle trouve progressivement des rôles plus importants dans des productions pas encore mémorables : elle n'éblouit pas dans
Ultime décision (Stuart Baird, 1996), film d'action mal foutu avec Kurt Russel et
Steven Seagal ; elle sauve par sa plastique
Une place au soleil ( (Charles T.Kanganis, Id) ; s'égare dans le thriller oublié de tous
Sombres soupçonsAmy Holden Jones, Id) ; et menace de ficher sa carrière en l'air avec
Les Reines de Beverly Hills (Robert Towsend, 1997), comédie tellement ratée que les distributeurs français feront l'impasse. Heureusement Warren Beatty booste un peu l'actrice grâce à sa géniale satire politique
Bullworth (1998). Mais le film n'enthousiasme pas les foules et il faudra attendre son rôle de Storm dans
X-Men (
Bryan Singer, 2000) pour qu'elle se fasse enfin remarquer du public et des producteurs. Après dix ans de tâtonnement, le destin d'Halle Berry va alors s'envoler en un rien de temps. Après
Déchéance (Martha Coolidge, 2000), un téléfilm qui lui rapporte l'Emmy Award et le Golden Globe de la meilleure actrice, c'est
A l'ombre de la haine (Id), mélo pourtant pas terrible de
Marc Forster pour lequel elle obtient l'Oscar, qui la propulse définitivement dans le giron convoité des actrices les plus demandées. Elle est alors la première comédienne afro-américaine à recevoir cette récompense.
Oscarisée, plus rien n'arrête Halle Berry. Elle sera dans les suites d'X-Men :
X-Men 2 (
Bryan Singer, 2003) et
X-Men 3 : L'affrontement final (
Brett Ratner, 2006). Histoire de profiter de son physique et sa popularité soudaine, la voilà James Bond Girl dans l'un des pires épisodes de la série :
Meurs un autre jour (
Lee Tamahori, 2002). Pas encore très lucide sur ses choix artistiques, elle se fait embarque par les nanars des frenchy en goguette à Hollywood : Kassowitz pour
Gothika (2003) ; pire, Pitof lui donne le rôle qui lui vaudra le Razzie Award de la pire actrice pour
Catwoman (2004). Joueuse et humble, l'actrice acceptera son prix avec le sourire. Après cet échec retentissant, retour aux choses simples et à des productions plus modestes : le thriller raté de James Foley,
Dangereuse séduction (2007) où elle donne la réplique à
Bruce Willis, puis
Nos souvenirs brûlés (
Susanne Bier), mélo dégoulinant où en veuve mal dans sa peau elle aide
Benicio del Toro à sortir de la came. Elle est attendue désormais au générique de divers films tels que
Tulia (
John Singleton) et
Class Act (Doug Atchison). Mariée et divorcée déjà deux fois, elle reste actuellement une des actrices noires les mieux payées d'Hollywood.