Harold Ramis



Harold Ramis Nationalité : américaine
Naissance : 21 novembre 1944 à Chicago
Age : 65 ans
Métiers : Réalisateur, Comédien, Producteur de cinéma, Scénariste de cinéma, Scénariste de télévision
Acting is all about big hair and funny props... All the great actors knew it. Olivier knew it, Brando knew it
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Harold Ramis s'est distingué comme acteur, scénariste et réalisateur de quelques unes des comédies américaines les plus inventives et douées de ces trente dernières années. Il est à l'origine ou l'auteur de films cultes tels que SOS fantômes et Un jour sans fin. Originaire de Chicago et diplômé en littérature anglaise de la Washington University de St Louis, Missouri, il commence par signer des textes pour la rubrique humoristique de Playboy avant de rejoindre Second City, une célèbre troupe d'improvisation par où sont passées de nombreuses stars de la comédie américaine. Il écrit alors entre 1976 et 1979 près d'une cinquantaine d'épisodes de son show télévisé, Second City TV, tout en prenant régulièrement place devant la caméra. Un peu plus tôt puis parallèlement, Ramis participe au National Lampoon Show en compagnie de John Belushi, Gilda Radner et Bill Murray, bientôt appelés par Lorne Michaels sur le Saturday Night Live (SNL), dont hélas Ramis ne fera pas partie. Ce qui ne l'empêche pas de rebondir et de signer pour le National Lampoon, American College (1978), réalisé par John Landis et avec John Belushi en tête d'affiche. Dans le même esprit, il coécrit le scénario d'Arrête de ramer, t'es sur le sable ! d'Ivan Reitman (1979), une comédie où Bill Murray joue un moniteur de colo. Progressivement une constellation s'invente, les stars du petit écran venues du SNL, émission cultissime, font leur début au cinéma. Ils réinventent la comédie américaine.

« Who you gonna call ?! »


Après ses débuts remarqués de scénariste, Ramis passe enfin derrière la caméra avec Caddyshack (1980) dans lequel il réunit deux stars du SNL, Chevy Chase et Bill Murray, son éternel partenaire et ami. Comédie sportive délirante sur terrain de golf, Caddyshack est un succès commercial, il trônera en bonne place durant une large décennie dans tous les bons vidéo club français ou américains. Un classique du renouveau de la comédie américaine du début des années 80. L'année suivante, Ramis fait équipe avec Murray sur Les Bleus (1981), réalisé par leur ami Ivan Reitman d'après un script sur lequel il a collaboré à l'écriture. Une autre comédie burlesque au pitch improbable où le duo interprète deux compères malchanceux s'engageant dans l'armée. Le film obtient un triomphe en salles, il participera solidement à imposer Bill Murray auprès du public américain. La troupe se réunit à nouveau trois ans plus tard avec le mythique SOS fantômes (Ghostbusters, 1984), réalisé par Reitman, coécrit par Ramis et Dan Aykroyd, joué par ces deux derniers en plus de Bill Murray, accompagnés de Sigourney Waver et Rick Moranis, autre vétéran de Second City. Le film remporte le succès que l'on connaît, il deviendra l'une des œuvres phares des années 80, un génial mélange de comédie et fantastique vu en boucle par toute une génération. La précision des dialogues, l'élégance de l'ironie dans l'action (qui deviendra bientôt une marque de fabrique du genre, voir Piège de cristal), l'interprétation et l'alchimie entre les comédiens, l'ambiance newyorkaise, le pitch invraisemblable et les situations burlesques, tant d'éléments qui participeront à faire de Ghosbusters un film de légende. La suite, SOS fantômes 2 (1989), ne retrouvera hélas pas le savant dosage du premier.

Un an avant SOS fantômes, Ramis signe pour le National Lampoon son second long métrage, d'après un scénario de John Hughes, bientôt mentor du teen movie, Bonjour les vacances (ou Vacation). Réunissant Chevy Chase et Berverly D'Angelo, le film suit l'épopée estivale d'une famille partant de leur banlieue de Chicago pour Disneyland à Los Angeles. Le petit road trip prévu dans ses moindres détails vire alors au fiasco intégral. Enorme succès outre-Atlantique, cette comédie hilarante dont on se souviendra de l'affiche reprenant l'iconographie d'un péplum, ne sera jamais distribuée chez nous autrement qu'en vidéo. Le film deviendra un classique, plusieurs suites seront tournées, dans lesquelles Chase reprendra à chaque fois son personnage. Durant les années 80, Ramis accepte quelques rôles, notamment dans Baby Boom (Charles Shyer, 1987) où Diane Keaton se lance dans la confection industrielle de confitures faites maison pour prouver qu'on peut être mère et se lancer dans un business, tout en collaborant au scénario de quelques comédies comme Armé et dangereux (Mark L. Lester, 1986), avec John Candy. En 1986 il revient derrière la caméra pour son troisième film, Club Paradise avec Robin Williams et Peter O'Toole. L'histoire d'un pompier à la retraite qui, se retrouvant dans un camp de vacances aux Caraïbes, tente de rajeunir un hôtel avec la collaboration de son propriétaire. Le film manquant de rythme malgré un scénario original, il passe inaperçu et n'est guère distribué à l'étranger.

Un jour sans fin


Ramis marque alors une pause de sept ans avant de revenir en 1993 avec son chef d'œuvre, Un jour sans fin, dans lequel Bill Murray en journaliste météo arrogant et blasé venu couvrir la fête de la marmotte dans un bled paumé, revit sans cesse la même journée, comme par magie. D'après une histoire de Danny Rubin, Un jour sans fin est un film concept d'une originalité folle, une fable romantique et burlesque sur le temps, l'espace et la réalité, sur la perception et le regard, solidement charpentée par une mise en scène limpide et emmenée par un comédien au meilleur de sa forme. Une œuvre conçue à partir d'une idée folle de l'éternel présent, de la répétition, où le hasard et les accidents n'existeraient plus, un monde sans conséquences, ni fins, transformé en grand espace ludique et réfléxif. Un jour sans fin est un véritable précis d'analyse existentiel où le personnage traverse tous les états de pensée possibles, toutes les vies qu'il désire, explorant chaque divergence que la réalité lui offre, jusqu'à trouver l'amour et se libérer de cette mécanique répétitive, de cette boucle temporelle. Un grand film théorique, drôle, émouvant, d'une intelligence de chaque séquence. Ramis enchaîne alors sur le méconnu et inédit Stuart sauve sa famille (1995. Ecrit et joué par Al Franken à partir d'un sketch du SNL, le film fait un bide. Le cinéaste revient alors à un autre film concept au pitch insolent de génie, Mes doubles, ma femme et moi (1996), où Michael Keaton s'invente des clones pour gérer son quotidien. Malheureusement le scénario peine à se réinventer et à exploiter son idée de départ.

Après un second rôle dans Pour le pire et pour le meilleur (James L. Brooks, 1997), Ramis reprend la main en 1999 avec Mafia Blues (1999), dans lequel Billy Crystal joue le psy de Robert DeNiro interprétant un mafieux dépressif. Grand architecte de la comédie, il joue à merveille ici des conventions du genre qu'il détourne dans myriades de situations inversées avec finesse et fantaisie. Les comédiens et Ramis signeront ensemble une suite, Mafia blues 2 - la rechute (2002), drôle mais moins inspirée. Entre temps, il s'attaque à un remake de Fantasmes de Stanley Donen. Renommé Endiablé (2000), le film troque Raquel Welch pour Elizabeth Hurley, et Dudley Moore pour Brendan Fraser - on n'a pas gagné au change. Au départ, un autre pitch d'où tirer une kyrielle de situations burlesques : un célibataire signe un pacte avec le diable afin de conquérir l'amour de sa vie. Le film tue hélas son concept dans l'œuf un peu trop vite, il compile les scènes les unes derrière les autres, s'épuise, et termine sa course ventre à terre, mort, mais pas de rire. Viendra ensuite Faux amis (2005), un thriller comique qui se prend les pieds dans le tapis de son cynisme macabre peu innovant. Pseudo film d'auteur à petit budget, Faux amis sera un four. Ramis reprend alors quelques seconds rôles. On le voit notamment dans le bourgeois The Last Kiss (Tony Goldwyn, 2006), ainsi que dans En cloque, mode d'emploi (Judd Apatow, 2007) et Walk Hard : The Dewey Cox Story (Jade Kasdan, Id), deux films produit par Apatow, nouvelle star de la comédie américaine et accessoirement producteur de The Year One (2009), nouveau film d'Harold Ramis avec Jack Black et Michael Cera. Une boucle et bouclée, la nouvelle génération collabore avec la précédente, tout un esprit de famille qui se perpétue.

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Amis/Famille Bill Murray, Dan Aykroyd, Ivan Reitman

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