Entre un air oriental, un chic tout à fait français et un regard à tomber, Inés Sastre avait de quoi devenir une superbe actrice. Mais se consacrant à la mode et à ses études en même temps, la belle Espagnole a dû mener de front trois vies, voire plus. Espérant ainsi la reconnaissance de tous.
Née à Valladolid, elle grandit avec des parents divorcés, dans une école religieuse d’Espagne. Mais son second pays, c’est Paris. Paris, où elle réussit à participer à une pub pour McDonald’s. Paris, où elle remporte en 1989 le concours du Modèle de l’année de l’agence Elite. Paris, où elle s'installe pour commencer ses études.
La philologie française à la Sorbonne, l'histoire de la musique médiévale, Inés Sastre devient une tête brillante dans le monde du mannequinat. Même si elle se dit soucieuse de son image, élégante et soignée, elle n’est pas vraiment faite pour la mode, mais plus pour le cinéma.
C’est le réalisateur
Carlos Saura qui la découvre et lui donne un rôle dans
El Dorado, en 1988. Suivent une dizaine de films tout au long des années 90. Dont les très remarqués
Par-delà les nuages, d’
Antonioni et
Wim Wenders. Un amour de Borges, de Javier Torre ;
Sabrina, de
Sydney Pollack, en 1995 ou encore
Vercingétorix en 1999 et plus récemment,
Adieu Cuba, d’
Andy Garcia.
Malgré une carrière cinématographique lancée et plutôt réussie (une prouesse pour un mannequin espagnol peu connu) Inés Sastre n'oublie pas la mode. Travaillant pour
Giorgio Armani,
Valentino,
Ralph Lauren,
Chanel ou
Prada. Si son palmarès de couvertures de magazine est plutôt maigre, il est cependant honorable.
Marie-Claire,
Elle,
GQ ou
Cosmopolitan l'ont tous représentée en une. Et l'étoile dans sa carrière, c’est le contrat avec Lancôme, devenant l’image du parfum Trésor, en 1996.
Vivant aujourd’hui entre Londres, Paris et Madrid, Inés Sastre est une femme multiple, intelligente et belle. Capable d’un véritable don d’ubiquité, entre icône de beauté, actrice, mère.