Jacques Audiard



Jacques Audiard Nationalité : française
Naissance : 30 avril 1952 à Paris
Age : 57 ans
Métiers : Réalisateur, Scénariste de cinéma
Je suis de mauvaise foi avec tout ce qui touche le temps parce que je trouve qu’il passe trop vite.
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Né le 30 avril 1952, à Paris, Jacques Audiard a grandi dans l’ombre de son illustre père, le réalisateur et dialoguiste, Michel Audiard. Jacques ne se destine pas à régler son pas sur celui de son père. Il veut devenir professeur, mais interrompt finalement ses études de Lettres et se fait rattraper par son environnement. Il devient monteur de cinéma. A l’époque, il dévore Wenders, les premiers Herzog, Fassbinder, Schroeter, Syberberg, toute cette génération des jeunes Allemands qui créent, sur la pellicule, un monde fascinant, imprégné des poisons du siècle.

Au début des années 80, cet auteur dans l’âme se décide à ecrire des scripts. Le succès est au rendez-vous et il livre plusieurs scénarios de qualité : Réveillon chez Bob, de Denys Granier-Deferre, Mortelle randonnée, de Claude Miller, Fréquence meurtre, d’Elisabeth Rappeneau. Il passe à la mise en scène, en 1994, avec Regarde les hommes tomber, road-movie sombre, qui associe deux caractères que tout sépare, interprétés par Mathieu Kassovitz et Jean-Louis Trintignant. Le film remporte le César du meilleur premier film ainsi que le prix Georges-Sadoul. En 1996, il tourne Un héros très discret, avec, de nouveau, son ami Mathieu Kassovitz. Le film retrace l’histoire d’un des nombreux anonymes qui, s’étant faits plus que discrait pendant l’occupation, s’inventent une vie de héros à la libération. Le film est encore récompensé, à Cannes cette fois, par le prix du meilleur scénario.

Jacques Audiard se considère comme un artisan, qui crée littéralement son œuvre de ses mains. Il prend son temps pour façonner. Ce n’est que cinq ans plus tard qu’il tourne Sur mes lèvres, avec Vincent Cassel et Emmanuelle Devos, en jeune femme sourde. Une nouvelle fois, c’est une pluie de nominations et de récompenses aux Césars. En 2005, il réalise le remake de Mélodie pour un tueur, de James Toback. Sa version, intitulée De battre mon coeur s'est arrêté, est un hommage à la chanson de Jacques Dutronc, La Fille du Père-Nöel. Romain Duris s’y trouve mis à rude épreuve dans un rôle sensible, à contre-emploi. Il s’en sort à merveille, en jeune pianiste ecorché-vif, déchiré entre un père rude et le fantôme de sa mère.

Passionné de musique, Audiard a également réalisé quelques clips, notamment celui de Comme Elle vient, de Noir Désir. Il y mettait en scène des acteurs muets, ne communiquant que par signes - ce clip préfigurant son travail sur Sur mes lèvres.

En 2009, il est de retour au Festival de Cannes où il présente en compétition son dernier film, Un Prophète, l'histoire d'un jeune détenu qui doit apprendre la vie en prison. Le jury présidé par Isabelle Huppert lui décerne le Grand Prix.

Jacques Audiard : dossiers et critiques

Entretien avec Tahar Rahim
Entre les murs
Un Prophète, de Jacques Audiard (2009)

Personnalités associées à Jacques Audiard

Collaborations Noir Désir, Jacques Dutronc, Vincent Cassel, Romain Duris, Albert Dupontel, Mathieu Kassovitz, Jean-Louis Trintignant, Olivier Gourmet, Emmanuelle Devos, Emmanuel Finkiel, Tahar Rahim
Amis/Famille Ségolène Royal, Michel Audiard

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