Jacques Dufilho est né, le 19 février 1914, à Bègles, ville de Gironde qui deviendra célèbre pour ses mariages gays, mais cela est une autre histoire. Enfant de la terre, il apprend le métier d’agriculteur. Mais développant très jeune une fibre artistique, il s’installe à Paris pour vivre de ses passions pour la peinture et le théâtre. Il débute alors une vie d’artiste crève la faim. Au début des années 30, il rencontre le grand homme de théâtre Charles Dulin, qui l’intronise sur scène. Il se lance alors dans le café-théâtre. Mais, sa carrière est interrompue par la Seconde Guerre mondiale. Il est incorporé au sein du 29e G.R.D.I, groupement issu du régiment des Hussards. En signe d'hommage, le cinéma du 2e régiment de Hussards a été baptisé "cinéma Jacques Dufilho" le 4 juin 2006.
En 1948, il apparaît à l’écran dans
La ferme des sept péchés de Jean Devaivre. Il partagera toute sa carrière entre cinéma et théâtre, où il triomphe plus d’une fois. Pourtant, à l’écran, il est plus abonné aux seconds rôles. Sa carrière cinématographique, italienne et française, est inégale. Rendons-lui toutefois grâce, en énumérant quelques rôles notables, ayant marqué son œuvre. Il joue dans
Notre-Dame de Paris (1956) de
Jean Delannoy avec Gina Lollobrigida et
Anthony Quinn, puis dans
Signé Arsène Lupin (1959) d’Yves Robert, avec Robert Lamoureux.
Il apparaît également dans de grands classiques, comme
Zazie dans le métro de
Louis Malle, en 1960, et dans
La Guerre des Boutons d’
Yves Robert, la même année. Dans les années 70, il joue dans de premières comédies aux ficelles souvent épaisses. On notera sa prestation milliaire dans
Les Bidasses en folie, de
Claude Zidi. En 1980, on le retrouve dans le film de
Claude Chabrol,
Cheval d’Orgueil et dans
Le mauvais fils de
Claude Sautet. En 1998, il fait un retour sur le devant de la scène avec
Les Enfants du marais, de
Jean Becker. Sa carrière oscillatoire a ainsi été faite de films à la qualité et au succès inégal.
N’en restant pas moins un acteur talentueux au jeu tout en nuances, en 1978, il obtient le César du meilleur second rôle pour sa prestation dans
Le Crabe-tambour de
Pierre Schoendoerffer. En 2003, il publie une autobiographie intitulée
Les Sirènes du Bateau-loup. Il meurt le 28 août 2005 à Ponsampère (Gers). Ses obsèques ont lieu en l'église Sainte-Marie de Mirande, et son inhumation au cimetière de Ponsampère, village où il a fini ses jours.