Jacques Gamblin



Jacques Gamblin Nationalité : française
Naissance : 16 novembre 1957 à Granville
Age : 52 ans
Métier : Acteur
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Jacques Gamblin prend conscience de sa vocation d'acteur alors qu'il occupe le poste de régisseur du Théâtre National de Bretagne à Rennes. Il décide en conséquence, à vingt-deux ans, d'intégrer le centre national dramatique de la Comédie de Caen. Ses premiers pas sur scène se font les planches de sa région natale, notamment au théâtre Totem de Saint Brieuc, avant qu'il ne tente l'aventure parisienne et parvienne à décrocher un premier rôle dans une adaptation télévisuelle de Marivaux, La Double inconstance (1984).

L'année suivante, il a beau faire ses débuts au cinéma dans Train d'enfer (Roger Hanin, 1985), il doit attendre trois années avant de tourner son second film, Périgord noir (Nicolas Ribowski, 1988). Dès lors, Gamblin va enchaîner les seconds rôles, essentiellement à la télévision, mais aussi pour Claude Lelouch qui à trois reprises fait appel à lui pour Il y a des jours et des lunes (1989), La Belle histoire (1991) et Tout ça... pour ça ! (1993). Mais ce n'est qu'en 1995 qu'il se fait remarqué, et doublement, grâce à l'ode marseillaise de Robert Guédiguian, A la vie, à la mort et la comédie dramatique Au petit Marguery (Laurent Bénégui).

Gamblin enchaîne alors avec Mon homme (Bertrand Blier, 1996) et, dans un registre bien plus léger, Pédale douce (Gabriel Aghion, id). L'énorme succès que rencontre cette comédie libertaire, auquel vient se rajouter une nomination au César du meilleur second rôle pour sa prestation d'homme d'affaire homosexuel et strip teaser, lui offrent désormais de nouvelles perspectives. Il accède ainsi à des premiers rôles, d'abord dans des comédies pas forcément réussies, à l'image de Mauvais genre (Laurent Bénégui, 1997) ou Tenue correcte exigée (Philippe Lioret, id), puis dans les intriguants Kanzo Sensei (1998) et Au coeur du mensonge (1999) pour lesquels il a le privilège d'être dirigé par Shohei Imamura et Claude Chabrol.

Dès lors, cet acteur discret et sensible va régulièrement se faire le chantre d'un cinéma populaire, qu'il soit à tendance champêtre (Les Enfants du marais, Jean Becker, 1999), sentimental (Mademoiselle, Philippe Lioret, 2001), dramatico-historique (Laissez-passer, Bertrand Tavernier, 2003), policier façon Belle époque (Les Brigades du tigre, Jérôme Cornuau, 2006), ou vaudevillesque (Enfin veuve, Isabelle Mergault, 2007). Or, nullement contraint à ce type de divertissement, Gamblin a aussi prouvé qu'il aimait collaborer à des projets moins conventionnels, à l'instar de Carnages (Delphine Gleize, 2002), 25° en hiver (Stéphane Vuillet, 2004), L'Enfer (Denis Tanovic, 2005) ou Les Retrouvailles (David Oelhoffen, 2007). A l'affiche en 2008 du portrait familial de Rémi Bezançon, Le Premier jour du reste de ta vie, l'acteur prouve une nouvelle fois qu'il demeure l'interprète de valeurs simples et immuables, convoquant tour à tour rires et émotion.

Poursuivant en parallèle de ses activités cinématographique sa carrière théâtrale, Jacques Gamblin a notamment interprété L'Annonce faite à Marie de Paul Claudel (1991), Raisons de famille de Gérard Aubert (1999) et Les Dialogues de Roland Dubillard (2007). Il est aussi l'auteur de deux soliloques, Quincaillerie (1992) et Le Toucher de la hanche (1997), et d'un roman Entre courir et voler y'a qu'un pas papa (2004), tous trois portés à la scène.

Jacques Gamblin : dossiers et critiques

Voyage au bout de l'enfer
Sous le signe de Simenon

Personnalités associées à Jacques Gamblin

Collaborations Emmanuelle Béart, Marie Gillain, Béatrice Dalle, Gérard Lanvin, Clovis Cornillac, Isabelle Carré, Kad Merad, Fanny Ardant, Michèle Laroque, Richard Berry, Michel Serrault, André Dussollier, Zabou Breitman

Jacques Gamblin : vos commentaires

Charles (invité)   03 Août 2008 à 21:33   

Tres grand acteur : Les enfants du Marais et le Premier jour du reste de ta vie : Voila deux films inoubliables. Grand Talent d'acteur qui inspire beaucoup de gosse comme moi qui voudrait suivre le meme chemin

GERARD (invité)   08 Janvier 2008 à 22:02   

un très,très grand acteur! bouleversant dans" le petit marguery" en un seul regard de tendresse et de détresse vers son père malade(fabuleux Minchel Aumont),il arrive par sa sobriété et son intériorisation à se détacher d'un quatuor d'acteurs de rêve:Dussolier,Villiers et Serraut.,dans "Les enfants du marais" C'est là qu'on comprend l'irremplacable rôle du cinéma par rapport au thêatre,dans cette subtilité et cette transposition feutrée des sentimenst.

Gabrielle, Candice, Pénélope, Joséphine (invité)   21 Février 2007 à 23:36   

bonjour.. j'étais allée à Nantes voir un beau spectacle à Nantes.. Je voudrais revoir jacques sur scène à paris.. ..jusqu'à quand puis-je revoir ce bel homme? et pouvoir de nouveau croiser son regard...

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