Jacques Villeret



Jacques Villeret Nationalité : française
Naissance : 06 February 1951 à Tours
Mort le : 28 January 2005

Métier : Acteur
Steve Carell pressenti pour le remake...
Voilà deux ans qu'un remake de la comédie française...

 

Formé au Conservatoire de Paris où il a comme professeur Louis Seigner, Jacques Villeret fait ses débuts au théâtre (Occupe toi d'Amélie, Les Fourberies de Scapin), puis connaît le succès au Music Hall. Souvent cantonné à l'écran dans des rôles de second plan où il joue des petis gros sympathiques et naïfs, il fait ses débuts au cinéma chez Yves Boisset en 1973 dans R.A.S.. Acteur de composition, il incarne régulièrement le français moyen pour des cinéastes comme Boisset avec Dupont Lajoie (1975), Claude Sautet avec Garçon ! (1983), et surtout Claude Lelouch, pour qui il tourne à plusieurs reprises à partir de 1974 avec Toute une vie, suivi (entre autres) de Si c'était à refaire (1976), Robert et Robert (1978) et Les uns et les autres (1981). Interprète de nombreuses comédies populaires, il sait aussi ne pas se cantonner à des rôles le réduisant à sa bonhommie et doit ainsi parmi ses meilleurs films à une poignée d'auteurs. On retiendra en priorité ses rôles chez Jacques Rozier dans le court métrage Nono Nénesse (1976), co-réalisé par Pascal Thomas, et surtout Les Naufragés de l'île de la Tortue (Id), peut-être son plus beau rôle avec Le Passe montagne (1978), premier film de Jean-François Stévenin que François Truffaut qualifiait de fantastique-paysan. Il joue également deux fois chez Jean-Luc Godard, dans Prénom Carmen (1983) et Soigne ta droite (1987).

 

Mais sa popularité, Villeret la doit à ses comédies poids lourds qui égrèneront sa filmographie des années 80 jusqu'à sa mort. Cela commence avec La Soupe aux choux (Jean Girault, 1981) où il est l'inoubliable extraterrestre, puis suivent pour les plus célèbres : Papy fait de la résistance (Jean Marie Poiré, 1983), Les Morfalous (Henri Verneuil, 1984), Black Mic Mac (Thomas Gilou, 1986), Les Frères Pétard (Hervé Palud, Id), Le Bal des casses pieds (Yves Robert, 1992), jusqu'au Dîner de cons (Francis Veber, 1998) où il triomphe dans le rôle du con alias François Pignon, ou encore Mookie (Hervé Palud, Id) et Iznogoud (P.Braoudé, 2005). Parallèlement il connaît aussi un certain succès dans des rôles dramatiques au sein de films aux qualités variables comme L'Eté en pente douce (Gérard Krawczyk, 1987), 588 rue paradis (Henri Verneuil, 1992) et Malabar Princess (Gilles Legrand, 2004), à la sensiblerie un peu trop écoeurante pour convaincre. Au début des années 2000, il trouvera un nouveau complice en Jean Becker, chez qui il sera en parfaite osmose avec son univers rural et son esprit populaire non dénué de sensibilité. Ensemble ils tournent Les Enfants du marais (1999), Un crime au paradis (2000) et Effroyables jardins (2002). Villeret tourne enfin ses derniers films en 2005 : L'Antidote de Vincent de Brus, Les Ames grises d'Yves Angelo et Les Parrains de Frédéric Forestier, dont aucun ne rendra réellement justice à la valeur réelle de son talent et une filmographie de plus de 80 titres.

Photos de Jacques Villeret



Jacques Villeret : dossiers et critiques

7. Les Naufragés de l’île de la tortue de Jacques Rozier (1976)

Personnalités associées à Jacques Villeret

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