Originaire du Bronx, James Caan grandit dans le Queens à New York. Après des études d'économie à la Michigan State University, où il joue dans l'équipe de football américain, il abandonne une formation en droit pour se lancer dans la comédie à la suite d'une audition. Il intègre alors la Neihborhood Playhouse School of the Theatre de New York, où il suit les cours de Sanford Meisner. Il débute dans une troupe itinérante et à Broadway à partir de 1961, puis fait ses premières apparitions à l'écran à la télévision dans diverses séries telles que
Naked City (1961),
Route 66 (1962) ou
Les Incorruptibles (1962), et obtient enfin un premier rôle non crédité au cinéma chez
Billy Wilder dans
Irma la Douce (1963). Remarqué chez
Hawks dans
Ligne rouge 7000 (1965) et
El Dorado (1967), il doit sa notoriété à
Francis Ford Coppola qui lui confie le rôle dangereusement pathétique d'un footballeur trépané dans
Les Gens de la pluie (1969), puis celui de Sony Corleone dans
Le Parrain (1972). L'acteur, athlétique et intelligent, impose alors son personnage impulsif face à Al Pacino, et devient l'un des comédiens phares de cette grande tragédie mafieuse en passe d'être l'un des films les plus admirés de toute l'histoire du cinéma. Il sera notamment nominé aux Oscars pour son interprétation.
Sa maturité dans
Le Parrain lui permet de s'imposer très vite comme un acteur de premier plan : professeur de littérature accro au jeu dans
Le flambeur (Karel Reisz, 1974) ; flic dans la comédie
Les Anges gardiens (Richard Rush, Id) ; showman face à
Barbara Streisand dans le musical
Funny Lady (Herbert Ross, (1975). Son passé de footballeur lui permet d'interpréter également des rôles physiques dans l'incendiaire et violent
Rollerball (Norman Jewison, 1975) et
Tueur d'élite de
Sam Peckinpah (Id) où il se bat contre des ninjas. L'année suivante, il rejoint le casting de stars d'
Un Pont trop loin (Richard Attenboroug, 1977) puis tourne pour
Claude Lelouch dans son faux western,
Un autre homme, une autre chance (Id). Le Français retrouvera l'Américain dans
Les Uns et les autres (1981), la même année où Caan tourne l'un de ses chefs d'œuvre, peut-être son dernier,
Le solitaire de
Michael Mann. En 1979 il passe pour la première et dernière fois à la réalisation dans
L'impossible témoin (1980), l'histoire d'une disparition dans laquelle il tient le rôle principal. Le film sera un échec commercial.
Un acteur oublié
Après
Kiss Me Goodbye (Robert Mulligan, 1982), Caan se retire des écrans durant cinq ans, puis retrouve le réalisateur qui l'a révélé,
Francis Ford Coppola, pour
Jardins de pierre (1987), un drame autour de la guerre du Vietnam qui n'a jamais été autant à la mode au cinéma que durant cette période. Un an plus tard, il enchaîne sur le médiocre
Futur Immédiat (Graham Baker, 1998), un film de science fiction bâclé mais qui fit son petit effet à l'époque, puis rejoint le casting de
Dick Tracy (1990), l'adaptation du comics par Warren Beatty. Alors un peu oublié, il revient sous les feux des projecteurs grâce à son rôle d'écrivain séquestré dans le pourtant discutable
Misery (
Rob Reiner, Id). Sa carrière reprend alors un second souffle au début des années 90, malheureusement peu de films s'avèrent un succès :
A plein tube (Adam Rifkin, 1991),
Lune de miel à Las Vegas (Andrew Bergman, 1992),
Haine au cœur (Mitch Marcus, 1995),
Grand Nord (1996),
Bottle Rocket (Id), premier film de
Wes Anderson où il fait une apparition. Quelques réussites néanmoins :
For the Boys (Mark Rydell, 1991), où il joue un entertainer dont les quarante ans de carrière épousent les fluctuations de l'Histoire tout en évoquant Bob Hope ; et
Flesh and Bone (Steven Kloves), dans lequel il interprète un père criminel effrayant.
Après quelques plus ou moins grands nanars :
L'Effaceur (Chuck Russel, Id),
A l'épreuve des balles (Ernest R. Dickenson, Id),
Mickey les yeux bleus (Kelly Markin, 1999). L'année suivante, il rejoint
James Gray, admirateur de
Coppola, pour son polar
The Yards (2000), l'un de ses meilleurs rôles depuis près de 20 ans. De plus en plus acteur de composition, Caan se tourne ensuite beaucoup vers la télévision entre 2000 et 2002, puis rejoint
Lars Von Trier pour
Dogville (2003) et Will Ferell dans
Elfe (
Jon Favreau, Id). La même année, il devient l'une des stars de la série télé
Las Vegas (2003-2008), qui relance alors sa carrière, puis rejoint
Steve Carell dans l'adaptation de la série
Max la menace (Peter Segal, 2008). Il est également au générique de
New York I Love You (2009), un film à sketchs sur le modèle du nullissime
Paris je t'aime.