James Woods



James Woods Vrai nom : James Howard Woods
Nationalité : américaine
Naissance : 18 avril 1947 à Vernal
Age : 62 ans
Métier : Acteur
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James Woods : en près de quarante ans de carrière et plus d'une centaine d'apparitions au cinéma et à la télévision, il lui a suffit d'à peine plus d'une poignée de rôles pour s'imposer parmi les visages les plus mémorables du cinéma américain de la fin du vingtième siècle. Fils de militaire et titulaire d'un diplôme en science politique au prestigieux MIT (Massachussetts Institute of Technology), il préfère s'orienter vers une carrière de comédien et part pour New York pour tenter sa chance au théâtre, où il ne tarde par à remporter plusieurs récompenses. En 1972 il obtient son premier rôle au cinéma chez Kazan dans Les Visiteurs. L'année suivante il croise la route de Sidney Pollack pour Nos plus belles années (1973). Très vite il va s'imposer dans un genre qui lui collera longtemps à la peau, le thriller, où il excelle dans des rôles de méchants pervers et tourmentés, jouant de son physique sec et nerveux pour mieux juguler ses pulsions de violence. Après plusieurs apparitions à la télévision et des seconds rôles dans Le flambeur (Karel Reisz, 1974), La Fugue (Arthur Penn, 1975) et le décapant Bande de flics (Robert Aldrich, 1977), James Woods devient enfin célèbre en 1979 avec Tueur de flics (Harold Becker), film coup de poing au style documentaire où il impose son jeu intense et vif, son côté impulsif et enragé.

En 1981 il obtient un second rôle dans le thriller de Peter Yates, L'Oeil du témoin ; l'année suivante il convainc à nouveau dans le méconnu Fast-Walking pour le très théorique (James B. Harris, 1982), dans lequel il joue un gardien de prison corrompu impliqué dans le meurtre d'un activiste afro-américain. Un rôle de pourri qu'il maîtrise parfaitement. 1983, James Woods fait sensation en détective privé chez David Cronenberg dans Vidéodrome, où il s'introduit des K7 vidéo dans le corps. Sa performance restera l'une des plus mémorables de sa carrière. Il rejoint ensuite le casting du mythique Il était une fois en Amérique de Sergio Leone (1984), puis obtient une nomination aux Oscars pour son rôle de journaliste en quête d'un scoop dans Salvador d'Oliver Stone (1986). En 1987, tueur professionnel, il inspire Brian Dennehy en ex flic devenu romancier pour écrire un roman sur la pègre dans le sympathique Pacte avec un tueur (John Flynn). Il passe ensuite de l'autre côté de la barrière et devient un flic traquant un tueur en série dans le film adapté de James Ellroy, Cop (James B. Harris, 1988). Après avoir retrouvé pour la troisième fois Harold Becker sur Etat de choc (Id), où sur la paille il sombre dans la cocaïne, il défend un baron de la drogue joué par le sexy Robert Downey Jr dans Coupable ressemblance (Joseph Ruben, 1989), et, dans un autre genre, tente d'adopter un bébé avec Glenn Close dans le drame Immediate Family (Jonathan Kaplan, Id). Preuve qu'il peut se diversifier.

Beaucoup, mais peu


Après avoir montré les vertus de La manière forte (1991) à Michael J. Fox dans la comédie policière de John Badham, et avoir joué aux côtés de la chanteuse Dolly Parton dans Franc parler (Barnet Kellman, 1992), il retrouve Robert Downey Jr dans le biopic inutile de Richard Attenborough, Chaplin (Id). Suivront quelques téléfilms et un second rôle dans le très dispensable remake de Peckinpah, Guet-apens (Roger Donaldson, 1994) avec le couple à la vie à l'écran Alec Baldwin et Kim Basinger ; puis n'arrivant plus à se hisser en tête d'affiche, il partage celle de L'Expert (Luis Liosa, 1994), thriller sans envergure avec un Sylvester Stallone en déroute et une Sharon Stone en atout sexy. Le couple recevra le Razzie award de l'année. Sa carrière en chute libre, il doit à Martin Scorsese de lui donner un nouveau souffle en lui offrant un second rôle pathétique mais mémorable dans sa chronique mafieuse Casino (1995). L'exercice n'est pas très profitable pour la suite mais lui permet néanmoins d'obtenir une nomination aux Oscars pour Les fantômes du passé (Rob Reiner, 1996).

En 1997 il produit le film de Larry Clark, Another Day in Paradise, chronique réaliste et sans concession d'un couple de dealer camés qu'il interprète aux côtés de Mélanie Griffith avec une puissance charnelle et psychologique plus vu depuis longtemps. Le film obtient le Grand prix du festival de Cognac. L'année suivante il se transforme en tueur à gages très badass dans le génial Vampires (1998) de John Carpenter, puis joue pour Clint Eastwood dans True Crime (1999). Multipliant les apparitions même de courtes durées dans des genres différents, il tourne ensuite avec Sofia Coppola (Virgin suicides, Id) et Oliver Stone (L'enfer du dimanche, Id), puis commence à s'égarer dangereusement entre doublages (dessins animés, jeux vidéo), second rôles pour productions sans grande ambition (John Q ; Be Cool ; End Game), et œuvres vite oublies (Northfolk, 2003). Incapable de revenir sous les projecteurs du cinéma durant les années 2000, il finit comme tant d'autres par obtenir sa série, Shark (2006- ???), où il joue un avocat cynique et speedé - un rôle attendu où il éprouve vite ses limites. Un regard sur sa filmographie témoigne combien James Woods fait partie finalement de ces acteurs qui durant toute leur carrière n'auront jamais vraiment percé malgré leur présence et un talent pourtant indiscutable.

Photos de James Woods


Personnalités associées à James Woods

Collaborations Martin Scorsese, David Cronenberg, Clint Eastwood, Kirsten Dunst, Alec Baldwin, Sofia Coppola, Robert De Niro, Kathleen Turner, Robert Downey Jr, Melanie Griffith, Larry Clark, Oliver Stone, John Carpenter, Michael J. Fox, Elia Kazan, Sergio Leone, Kevin Dillon, Kevin Connolly, Eric Roberts

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