Associé au succès de la série comique
Arrested Development dans laquelle il tenait le rôle principal de Michael, le fils idéaliste et débordé de la famille Bluth, Jason Bateman est né au sein d'une famille au destin télévisuel. Son père, Kent, est producteur, scénariste et réalisateur tandis que sa sœur aînée Justine, actrice, a connu un grand succès dans les années 80 avec la série
Sacrée génération (
Family Ties, 1982-1989). Tout comme cette dernière, Jason commence sa carrière de comédien très jeune. Dès l'âge de 10 ans, il enchaîne films éducatifs et spots publicitaires avant d'obtenir un rôle récurrent dans
La Petite Maison dans la prairie où il incarne pendant près de deux ans (1981-1982) le fils adoptif du pionnier Ingalls.
Jeunesse télévisuelle
Son ascension va alors être fulgurante : pendant près d'une décennie, il va littéralement devenir une star du petit écran, grandissant au fur et à mesure de ses apparitions régulières dans de nombreuses séries. Il devient ainsi le meilleur ami de l'enfant gâté qu'est Ricky durant trois saisons (volant au passage la vedette à
Rick Schroder) dans
Ricky ou la belle vie (1982-1984), fait un détour par
K 2000 (1984), et contribue à la courte mais sympathique aventure de
It's Your Move (1984-1985). En 1986, c'est la consécration : il décroche un premier rôle dans le feuilleton familial au long fleuve
Valerie, rebaptisé
The Hogan Family (1986-1991). Devenu une véritable icône auprès des adolescents américains, Bateman confirme alors son statut de jeune prodige en devenant, à dix-huit ans, le plus jeune réalisateur accrédité de la Directors Guild of America après avoir mis en scène trois épisodes du show.
Fin de l'innocence
En parallèle, Jason tourne aussi une dizaine de téléfilms et, sous l'égide de son producteur de père, fait ses débuts au cinéma dans
Teen Wolf Too (Christopher Leitch, 1987) où il interprète un ado loup-garou. En 1991, libre de tout engagement, il tourne son second film,
Necessary Roughness (Stan Dragoti), une comédie sportive inédite en France, et se plonge dans une nouvelle série de téléfilms, faute de rôles cinématographiques. Les années 90 vont s'avérer de fait délicates pour l'acteur : en dépit de ses qualités comiques toujours présentes, son charme juvénile n'opère plus vraiment, son visage semblant manquer d'aspérités. Ainsi pendant près de dix ans, il va tenter de se relancer en multipliant les apparitions dans un grand nombre de séries, format qui lui avait jusqu'à là réussi. Qu'il s'agisse d'interpréter un personnage unique comme dans
L'Homme à la Royce (1995),
Ned et Stacey (1996),
Nés à Chicago (1997) et
Rude Awakening (2000), ou de tenir un des rôles principaux de
Simon (1995),
George & Leo (1997) et
Some of My Best Friends (2001). La plupart des shows n'étant malencontreusement pas renouvelés à la fin de leur première saison, Bateman est à la peine et accepte en conséquence de tourner dans des comédies de second ordre :
Allergique à l'amour à l'amour (Jeff Franklin, 1999),
Sol Goode (Danny Comden, 2001),
Allumeuses (Roger Donahue, 2002).
Un retour triomphant
En 2003, il tente une nouvelle fois sa chance avec
Arrested Development (2003-2006), série loufoque produite par la Fox sur une famille aux mœurs atypiques. On redécouvre l'acteur et son physique si lisse, mais cette fois parfaitement mis au service de son personnage. Unanimement apprécié par le public et la critique, le programme est récompensé à de nombreuses reprises, tout comme la prestation de Bateman. Cette nouvelle reconnaissance, après des années de galère, va alors l'aider à s'imposer sur de nouveaux projets, qu'ils soient télévisuels (
King of the Hill, 2005 ;
Scrubs, 2006 ;
The Jake Effect, id ;
Sit Down, Shut Up, 2008) ou cinématographiques : les comédies
Starsky et Hutch (Todd Philipps, 2004),
Même pas mal ! (Dodgeball) (Rawson Marshall Thurber, id) ou
La Rupture (Peyton Reed, 2006). Depuis l'arrêt de la série, Jason Bateman croule sous les opportunités et a donc le loisir de s'essayer à tous les genres : le film d'animation (
Arthur et les Minimoys,
Luc Besson, 2006), le polar (
Mi$e à prix,
Joe Carnahan, id ;
Hancock,
Peter Berg, 2008), la romance (
The Ex, Jesse Peretz, 2006 ;
Sans Sarah, rien ne va, Nichoas Stoller, 2008), le film d'action (
Le Royaume,
Peter Berg, id) ou la comédie dramatique (
Juno,
Jason Reitman, id). Il sera prochainement à l'affiche de
This Side of the Truth (
Ricky Gervais, 2009) et
State of Play (Kevin McDonald, id) en attendant l'hypothétique adaptation sur grand écran d'
Arrested Development.