Jean-Jacques Beineix



Jean-Jacques Beineix Nationalité : française
Naissance : 08 octobre 1946 à Paris, France
Age : 63 ans
Métier : Réalisateur
Allez, Yallah : United Colors of Beineix
On le croyait retraité depuis le bide Mortel...
Jean-Jacques Beineix ou la figure du cinéaste maudit, incompris. Sa gloire éphémère durant les années 80 l'entretient, de son plein gré, dans cette posture volontiers flatteuse, en raison des opinions tranchées voire définitives que suscite chacun de ses films. Cinéphile depuis son plus jeune âge, il se destine d'abord à devenir médecin avant de faire de sa passion une profession.  Dès 1971, il commence son apprentissage en devenant l'assistant de Jerry Lewis (The Day the Clown Cried, 1972), René Clément (La Course du lièvre à travers les champs, id), Claude Berri (Le mâle du siècle du siècle, 1975) ou Claude Zidi (La course à l'échalote, 1975 ; L'Aile ou la cuisse, 1976). En 1977, il décide de se lancer en solo et signe Le Chien de Monsieur Michel, un court-métrage prometteur qui reçoit le premier prix au festival de Trouville ainsi qu'une nomination au César.

Adapté du roman policier de Delacorta, Diva (1981) ou les aventures modernes d'un postier, d'une cantatrice et de marginaux, marque son passage au format long. Tardant d'abord à se faire connaître auprès du public, le film connaît progressivement un succès grandissant que viennent récompenser de nombreux prix internationaux dont quatre Césars. Ses indéniables qualités visuelles deviennent alors emblématiques du style so 80's de Beineix. Epousant à l'extrême ce parti pris esthétique, son projet suivant, La lune dans le caniveau (1983), d'après l'oeuvre de David Goodis, ne connaîtra pas la même destinée, notamment en raison de son maniérisme exacerbé.

Toujours prompt à rebondir, Beineix réalise par la suite ce qui restera comme le film de sa carrière : 37°2 le matin (1986). Co-écrite par Philippe Dijan, cette histoire d'amour passionnée et fusionnelle, qui révéla Béatrice Dalle au détriment du talent fragile de Jean-Hugues Anglade, fait rapidement l'objet d'un véritable engouement, au point de devenir, au fil du temps, l'un des films les plus populaires des années 80. En choisissant de privilégier la dimension psychologique de ses personnages, le cinéaste abandonne donc, temporairement, ses obsessions plastiques et signe une œuvre à la fois touchante et sensuelle, reconnue unanimement par l'Académie des Césars et celle des Oscars.

Il en sera tout autrement de Roselyne et les lions (1989) et IP5 : L'île aux pachydermes (1992) où, entre rêve adolescent et road movie dramatique avec Yves Montand dans son dernier rôle, Beineix peine véritablement à convaincre. Scénarios indigents, mises en scène ringardes, le réalisateur semble à côté de la plaque, bloqué ad vitam aeternam dans la nébuleuse esthétique des eighties. Ne parlons même pas de Mortel Transfert (2002), son dernier film en date, chef d'œuvre absolu de nullité ridicule, à l'esthétique criarde et vulgaire, attestant de son incapacité à se renouveler.

En parallèle de son activité cinématographique, Beineix travaille également pour la télévision en tant que producteur, notamment pour des documentaires dont il assure souvent la mise en scène, à l'instar d'Otaku (1994), Assigné à résidence (TV, 1997) et Loft Paradoxe (TV, 2002). Il est aussi l'auteur d'un recueil de mémoires, modestement intitulé Les Chantiers de la gloire (2006), en hommage au film de guerre de Stanley Kubrick, Les Sentiers de la gloire.

Photos de Jean-Jacques Beineix


Personnalités associées à Jean-Jacques Beineix

Collaborations Yves Montand, Béatrice Dalle, Olivier Martinez, Gérard Darmon, Jean-Hugues Anglade

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