John Singleton



John Singleton Nationalité : américaine
Naissance : 06 janvier 1968 à Los Angeles
Age : 41 ans
Métier : Réalisateur
L'agence tout risque sur grand écran......
Il fallait s'y attendre, après Mission: Impossible,...
John Singleton s'est fait connaître au début des années 90 à Hollywood comme le nouveau réalisateur afro-américain après Spike Lee. Il fût provisoirement le pendant Côte Ouest et Californien du célèbre cinéaste newyorkais avec un film coup de poing sur la guerre des gangs à Los Angeles, Boyz'N the Hood. Originaire de la cité des anges, il poursuit des études de cinéma à l'University of Southern California (USC). Etudiant doué et remarqué, il obtient plusieurs bourses d'écriture avant de signer un contrat avec la Creative Artists Agency. Celle-ci lui permet de vendre et tourner le scénario de Boyz'N the Hood (1991), une chronique du ghetto de South Central à Los Angeles charpenté par un récit d'initiation et d'entrée dans l'âge adulte en milieu hostile. Avec le rappeur Ice Cube en tête d'affiche, le film fait l'effet d'une bombe, jamais aucun réalisateur à l'exception de Dennis Hopper dans Colors n'avait filmé cette société de l'intérieur. A une exception près et de taille, ici Singleton ne dépeint pas seulement les mécanismes pervers des gangs, il se range encore moins du côté de la problématique de l'ordre comme le fit avec honnêteté Hopper, il plonge au cœur du quotidien. Il montre comment un groupe d'amis grandit, vit et survit dans le ghetto. Une histoire d'amitié sur fond de violence urbaine, de destins tragiques, de personnages rattrapés malgré eux par le passé alors qu'ils tentent de s'en sortir. Boyz'N the Hood fera date, le film est nominé aux Oscars du meilleur scénario et réalisateur, ce qui fera de John Singleton le premier réalisateur afro-américain nominé dans cette catégorie, et le plus jeune.

Après un clip égyptien pour Michael Jackson, « Remember the Time », avec Eddie Murphy et Magic Johnson, Singleton tourne Poetic Justice (1993), une romance moderne au cœur de South Central avec Janet Jackson et Tupac Shakur. Le film n'a pas l'urgence de Boyz'N the Hood, son aspect viscéral, mais tente néanmoins de mettre le doigt sur des problèmes de société tout en s'essayant à l'émotion via une intrigue amoureuse. Le bilan est mitigé malgré un accueil critique chaleureux. Singleton enchaîne alors sur Higher Learning (1995) avec Ice Cube et Jennifer Connelly. Ancien sociologue de terrain, l'auteur tente cette fois d'examiner les conflits interraciaux et sociaux de différents personnages venus de divers horizons au sein d'un campus universitaire. Singleton interroge les fondements de la société américaine, son rapport à la violence et la discrimination, à travers un panel d'étudiants un peu trop clichés pour convaincre. Si jusqu'ici il a signé le scénario de chacun de ses films, en 1997 Singleton accepte une commande, Rosewood, un drame historique inspiré de faits réels autour de la destruction en 1923 d'un village afro-américain par des rednecks. Inédit en France, le film est un échec en salles aux Etats-Unis. Il revient ensuite en 2000 avec un remake sans saveur et standardisé du film culte de la blaxpoitation, Shaft, plus connu pour la participation de Samuel L. Jackson dans le rôle-titre que pour ses qualités intrinsèques. Le film permet toutefois à Singleton de se remettre en selle.

En 2001 il tourne Baby Boy, une chronique familiale et de société sur des jeunes afro-américain confrontés aux difficultés de rentrer dans l'âge adulte. Revenu à un budget plus modeste avec des comédiens comme Ving Rhames et le rappeur Snoop Dogg, le film sombre hélas dans un paternalisme gênant. Deux ans plus tard, virage à 180 degré, Singleton hérite du deuxième épisode de la licence Fast and Furious, 2 Fast 2 Furious (2003), auquel le réalisateur n'apporte rien, se contentant de respecter la charte débilitante et speedée de la série pour offrir la meilleure vitrine possible à ses voitures customisées. Un film de commande qui laisse à supposer que la carrière de Singleton à Hollywood file un mauvais coton. Il tente de rebondir en 2005 avec un film plus personnel, le polar urbain Quatre frères, une histoire de vengeance avec Mark Wahlberg. La morale est simple, il n'y a pas de communauté de races mais d'esprit et de cœur. La famille ne se limite pas à la couleur de peau ou aux origines biologiques. Hélas, cette nouvelle commande se traîne en longueur sans réussir à donner une âme à son postulat. Tourné avec une certaine modestie dans la tradition d'une série B honnête et conservatrice des codes du genre, le film a beau conserver un charme old shcool pas désagréable, il peine toutefois à imposer ses envies de cinéma d'action musclé et viril. L'ex cinéaste de la mouvance gangsta des débuts manque d'inspiration. Producteur des remarqués Hustle et Flow et Black Snake Moan (Craig Brewer, 2005/2007), il est enfin attendu sur Tulia avec Halle Berry, et Luke Cage, une adaptation du super héros Marvel avec Tyrese Gibson.

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