Julien Boisselier est devenu depuis le milieu des années 2000 l'un des acteurs français les plus courus de sa génération. Nantais d'origine, il part pour Paris afin d'étudier les arts dramatiques au Cours Florent et à l'ENSATT (École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre) où il suit les enseignements de Jean-Pierre Bouvier et Denise Chalem. Il fait ses débuts au théâtre puis à la télévision dans une saga de l'été de France 2,
Dans un grand vent de fleurs (Gérard Vergez, 1996, TV). Dès lors, il ne cesse plus de tourner. On le remarque dans le téléfilm
De gré ou de force (Fabrice Cazeneuve, 1998, TV), il tourne quelques courts métrages, puis fait enfin sa première apparition au cinéma en 2000 dans
Nationale 7 (Jean-Pierre Sinapi). Ce n'est que le début, en moins de dix ans, Julien Boisselier va alors enchaîner plus de quarante apparitions au cinéma et à la télévision. On le voit régulièrement dans des premiers films ou chez de jeunes réalisateurs :
Quand on sera grand (Renaud Cohen, Id),
Les Portes de la gloire (Christian Merret-Palmair, 2001),
Bloody Mallory (Julien Magnat, 2002),
Nos Enfants chéris (Benoît Cohen, 2003),
Le Convoyeur (
Nicolas Boukhrief, Id).
Son charme discret et calme, sa voix feutrée et son regard fragile séduisent les réalisateurs et un public qui le découvre de plus en plus présent sur le petit et grand écran. Au fil du temps, il gagne en présence, accède à des rôles de premier plan, et devient un héros romantique idéal, notamment dans
Clara et moi (Arnaud Viard, 2004) avec
Julie Gayet ;
J'me sens pas belle (Bernard Jeanjean, Id) avec
Marina Foïs ;
Tout le plaisir est pour moi (Isabelle Broué, Id) avec
Marie Gillain ;
On va s'aimer (Ivan Calbérac, 2006) avec
Alexandra Lamy et
Mélanie Doutey, En 2006, le succès en salles du drame familial
Je vais bien, ne t'en fais pas (Philippe Lioret), avec sa compagne,
Mélanie Laurent, le propulse davantage sous les projecteurs. Il retrouve l'année suivante Bernard Jeanjean pour une autre comédie romantique, J'veux pas que tu t'en ailles (2007), puis
Boukhrief sur son thriller raté,
Cortex (2008), avant de s'égarer dans le parodique
Les Dents de la nuit (Id), pour finir par jouer
Henry IV (Jo Baier, 2009) dans une coproduction franco-allemande. Le cinéma français n'a pas fini de faire tourner Julien Boisselier ; sa carrière est probablement promise à un grand avenir, pourvu qu'il échappe aux étiquettes.