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Nationalité : française Naissance : 24 janvier 1966 à Rouen (France) Age : 43 ans Métier : Actrice |
Karin Viard, née Karine, passe son enfance et son adolescence à Rouen, où elle obtient un diplôme de sténo et s'initie au théâtre dans des cours pris au Conservatoire de sa ville. A 17 ans elle part pour Paris, où elle suit les cours de comédie de Véra Gregh et Blanche Salant, puis commence à obtenir des petits rôles dans des courts métrages et à la télévision à partir de 1986 : L'amour en marche de Bruno Chiche, un épisode de Maigret en 1989, La mort d'une vache de Dante Desarthe en 1990. La même année, elle apparaît chez Chatilliez dans Tatie Danielle, puis l'année suivante chez Caro et Jeunet dans Delicatessen. Suivent quelques téléfilms oubliés et d'autres petits rôles, entre autres chez Devers dans Max et Jérémie (1992) et chez Klapisch dans Rien du tout (1992). Elle commence à se faire remarquer de la critique et du public chez Durringer qui lui offre le rôle principal de La Nage indienne (1993) et dans Emmène moi de Michel Spinosa (1994). Dès lors, elle va enchaîner sans arrêt les rôles, parfois de premier plan, souvent de second, dans des registres différents allant de la comédie au drame : La séparation (Id) de Christian Vincent, Le fils préféré (Id) de Nicole Garcia, La Haine (1995) de Matthieu Kassovitz, Adultère mode d'emploi (Id) de Christine Pascal, Le Journal du séducteur (1996) de Danièle Dubroux.
En 1997, la comédie pédestre Les Randonneurs de Philippe Harel obtient un certain succès et rend son visage encore plus familier du public. Deux ans plus tard, grâce à son rôle de célibataire drôle et émouvante dans La Nouvelle Eve de Catherine Corsini, elle s'impose définitivement comme la nouvelle actrice française à suivre. Succès confirmé avec le drame douloureux (et pénible) de Solveigh Aspach, Haut les cœurs (1999), où son rôle d'une femme atteinte d'un cancer lui vaut un César d'interprétation. On ne cessera alors plus de la voir, à raison de plusieurs films par an, comme s'il n'y avait qu'elle et que les auteurs populaires ou non n'avaient pas d'autre actrice en tête. L'hégémonie de Karin Viard sur les écrans français commence, qu'elle soit en rôle principal ou en retrait dans des rôles d'épouse auxquels elle sera souvent abonné. A sauver éventuellement : son rôle de femme mariée paumée dans le drame socio-fantastique de Laurent Cantet, L'Emploi du temps (2001), et son rôle de femme mariée paumée dans le socio-thriller tragi-comique de Costa Gavras, Le Couperet (2005) ; puis quelques comédies : Reines d'un jour (2001) de Marion Vernoux, Embrassez qui vous voudez (2002) de Michel Blanc, pour lequel elle obtient le César du meilleur second rôle, et Les Ambitieux (2006), où elle retrouve Corsini pour une comédie noire à demi-réussie.
On se passera par contre volontiers (à moins de lui vouer un culte) de France boutique (2003) de Tonie Marshall, Le Rôle de sa vie (2004) de François Favrat, Je suis un assassin (Id) de Thomas Vincent, L'ex-femme de ma vie (Id) de Josiane Balasko, Les Enfants (2005) de Christian Vincent ou encore de La Vérité ou presque (2007) de Sam Karmann. Et on fuira à grands pas : La Tête de Maman (2007) de Carine Tardieu où elle tient le rôle d'une insupportable dépressive constipée, et La Face Cachée (2007) de et avec Bernard Campan où en épouse alcoolique elle atteint les limites qu'on puisse tolérer à ses rôles lympahtiques dans lesquels elle excelle. On ajoutera que malgré son succès et ses prix, Karin Viard est symptomatique d'une génération d'acteurs et de films sans réelle ambition (sauf chez Cantet ou Gavras). Elle est l'actrice qu'on voit partout par fainéantise, parce qu'on estime que le public s'est habitué à elle, pas tellement pour un talent particulier, puisque ni son image ni son jeu ne transcendent le cinéma ou la comédie. Elle est en définitive une actrice populaire à la présence fade, sans relief, tout en mollesse, une actrice passe partout, caméléon, ni bonne ni mauvaise quelque soit le genre qu'elle aborde, ce qui en définitive est son pire défaut.
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Nicolas (invité)
29 Juin 2008 à 15:35
Je ne suis pas d'accord du tout avec la fin du commentaire. Karin Viard n'est pas sans personnalité, elle est discrète et efficace. sa présence est l'une des raisons qui me poussent à aller voir un film. maintenant chacun ses goûts pas vrai ? |
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