Née à Los Angeles, Kate Bosworth passe son enfance et son adolescence à déménager en raison de la profession de son père, cadre dans une entreprise automobile. Sa famille reste d'abord en Californie, à San Francisco, puis part pour le Connecticut avant de s'établir dans le Massachusetts. Se passionnant dès son plus jeune âge pour les chevaux, Kate devient rapidement une cavalière émérite, remportant de nombreux prix. Elle a 14 ans quand elle entend parler d'une série d'auditions pour le cinquième film de Robert Reford,
L'Homme qui Murmurait à l'Oreille des Chevaux (1998). Avec ses talents équestres et sa petite expérience télévisuelle (elle est apparue dans deux épisodes de la série familiale
7 à la maison, 1997), elle obtient le rôle de Judith, la meilleure amie du personnage interprété par une autre débutante,
Scarlett Johansson. L'expérience a beau être enrichissante, la jeune fille préfère retourner à ses études. Pourtant, en 2000, alors qu'elle a l'opportunité d'intégrer la prestigieuse université de Princeton, elle décide finalement de reprendre le chemin des studios et part s'installer dans sa ville natale.
Rapidement, elle décroche l'un des rôles principaux d'un mauvais drame familial, inédit en France,
The Newcomers (James Allen Bradley, 2000) et partage l'affiche avec le bon samaritain
Denzel Washington dans
Le Plus Beau des Combats (Boaz Yakin, id), tout en participant à 8 épisodes de la série teenage
Young Americans (id). Puis pendant deux ans, le désert total, Kate reste deséspèrement absente des écrans, avant de faire un retour fracassant dans
Blue Crush (John Stowckell), succès surprise de l'été américain 2002. Mêlant compétitions féminines de surf et romance, le film parvient à exploiter les aptitudes physiques de l'actrice ; dynamique, élancée et combative, sa fraîcheur et son visage angélique dont la particularité repose sur des yeux vairons (un bleu, un marron) s'accommodent parfaitement de la vacuité d'un scénario, aussi développé qu'un article de magazine spécialisé. Ce premier rôle, et les 40 millions de dollars engrangés, lui assurent ainsi le statut d'étoile montante d'Hollywood.
Being Loïs Lane
Craignant de se voir cantonnée dans des rôles de jeune fille prônant un idéal sportif et les valeurs morales qui lui sont associées- esprit sain, corps sain-, Kate va par la suite s'orienter vers des personnages davantage ambigus : une étudiante blasée sous amphét dans le faussement déjanté
Les Lois de l'attraction (Roger Avary, 2002), adapté de
Bret Easton Ellis, ou la girlfriend d'une star du porno des années 80 interprétée par l'improbable
Val Kilmer dans
Wonderland (James Cox, 2003). Pour autant, elle ne renie pas les comédies, surtout si elle sont romantiques, son allure de jeune première s'y prêtant à merveille, à l'image du court-métrage
Advantage Hart (Jeff Seibenick, id) ou de l'amusant
Rendez-vous avec une star (
Robert Luketic, 2004). La même année, elle fait une rencontre décisive en la personne de
Kevin Spacey. En effet, ce dernier la choisit pour incarner Sandra Dee, l'épouse du chanteur Bobby Darin, dans son biopic
Beyond the Sea (2004), sa seconde réalisation. Sa performance prouve qu'elle peut être aussi à l'aise dans le registre dramatique, ce que vient confirmer sa présence dans le mélo
Les Mots retrouvés (Scott McGehee et David Siegel, 2005) dans lequel elle côtoie
Juliette Binoche et
Richard Gere.
Alors qu'une nouvelle adaptation du célèbre comic book de Jerry Siegel,
Superman (, est en préparation,
Kevin Spacey, voyant en elle une parfaite Loïs Lane, vante ses mérites auprès des producteurs du film. L'intuition de l'acteur s'est avérée juste car
Superman Returns (
Bryan Singer, 2006) est sans doute le premier film où elle semble exprimer pleinement ses qualités d'actrice, toutes en sensibilité et retenue. Incarnant avec une charmante modernité l'intrépide journaliste du Daily Planet (sans le côté tête à claques de Margot Kidder des quatre premiers
Superman), elle contribue ainsi à la réussite discrète de cette nouvelle lecture des aventures du héros kryptonien, injustement mésestimée. Après une année d'absence, à rattacher selon la presse hollywoodienne à sa séparation difficile avec l'acteur anglais
Orlando Bloom, Kate réapparaît en pleine forme dans le drame
The Girl in the Park (David Auburn, 2007) où elle tient la dragée haute à
Sigourney Weaver, avant de retrouver
Robert Luketic dans
Las Vegas 21 (2008), film de poker flambeur. Tournant toujours assez peu, à raison de un à deux films par an, elle sera aussi prochainement à l'affiche de
The Laundry Warrior (Sngmoo Lee, 2008) face à
Geoffrey Rush.