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Nationalité : japonaise Naissance : 05 décembre 1912 à Shizuoka (Japon) Mort le : 30 décembre 1998 Métier : Réalisateur |
Keisuke Kinoshita fait partie des plus célèbres cinéastes de l’âge d’or du cinéma japonais durant les années cinquante, même s’il fut longtemps méconnu en occident. Sa carrière débute dans les années trente à la Shochiku où il est assistant chef opérateur puis assistant réalisateur sur les films de Yasujiro Shimazu, notamment Okoto et Sasuke (1935) et Les lumières d’Asakusa (1937). Il passe à la réalisation pendant la guerre avec Le port en fleurs (1943), une comédie égratignant discrètement la politique nationale, et L’armée (1944) dont la scène finale échappe de peu à la censure. Il se spécialise dans les comédies satiriques dès l’après-guerre, entre autres avec Le tambour (1948) qui attaque l’autorité du père japonais. Le co-scénariste du film est alors Masaki Kobayashi (disciple de Kinoshita) qui plus tard en découdra aussi avec l’autorité.
Les meilleures satires de Kinoshita, et parmi les plus réussies de cette période, sont Carmen revient au pays (1951), premier film japonais en couleur, et Un amour pur de Carmen (1952), qui se moquent des prétentions de la société moderne. Après quoi le cinéaste abandonne la satire et se tourne vers un style plus conservateur, au montage moins rapide (en opposition au style de son idole, René Clair), mais tout en privilégiant la critique sociale. Il tourne ainsi quelques-uns de ses films les plus célèbres comme La tragédie du Japon (1953) sur une mère se sacrifiant pour ses enfants pendant l'après-guerre, et Les vingt-quatre prunelles (1954), où entre critique et compassion il filme la vie d'une institutrice en temps de guerre. Viennent enfin les deux films les plus importants de sa carrière, La balade de Narayama (1958), une jidai-geki basé sur une légende où dans un village, à cause de la misère, on abandonne les vieillards dans la montagne lorsqu'ils ont soixante-dix ans. Puis La rivière Fueki (1960), chronique de la vie paysanne à l'époque des guerres civiles bourrée d'inventivité visuelle
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