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Nationalité : japonaise Naissance : 02 mars 1921 à Kyoto (Japon) Mort le : 24 septembre 1975 Métier : Réalisateur |
Kenji Misumi s’est fait connaître dans les années soixante et soixante-dix pour avoir initié deux célèbres séries de chambara, Zatoïchi et Baby Cart. Né d’une relation illégitime et adopté par sa tante, il se passionne très tôt pour les héros de film de sabre, la littérature et la peinture moderne. Une fois ses études terminées, il entre à la Nikkatsu en 1941 où il est assistant réalisateur. Un an plus tard, il est mobilisé et envoyé en Mandchourie. Prisonnier par l’armée soviétique après la défaite japonaise, il est envoyé en Sibérie. A son retour, en 1948, Misumi est profondément marqué par cette expérience et ses proches diront avoir retrouvé un homme changé. Déstabilisé par la société qu’il retrouve alors, il décide de retravailler pour le cinéma. Il entre ainsi à la Daei où il est de nouveau assistant réalisateur, notamment de Teinosuke Kinusaga, cinéaste avant-gardiste des années vingt dont il a admiré le travail.
Kenji Misumi passe à la réalisation en 1954. Il gagne rapidement la confiance de la Daei avec quelques séries populaires auprès du grand public comme Satan’s Sword (1960) avec l’acteur Raizo Ichikawa. Après quelques films de fantôme comme Ghost-Cat Wall of Hatred (1958), Bouddha (1961), son film épique à grand spectacle sauve la Daei de la faillite. En 1962 il réalise le premier épisode de la série Zatoichi, dont il tournera plus tard cinq autres épisodes. La même année, Misumi tourne le premier volet de sa trilogie du sabre, Tuer !, un film parfait, sorte de chambara bressonien au style dense et épuré complété par Le sabre (1964) et La lame diabolique (1965). Durant les années soixante-dix, il connaîtra le succès avec son autre grande série, adaptée d’un manga, Baby Cart (1972), dont il réalise les trois premiers épisodes ainsi que le cinquième. Avec son style graphique et son grand sens du découpage, des plans comme des corps, Misumi révolutionne le chambara comme Daisuke Ito à son époque. Monument sanguinolent et d’une violence paroxystique, Baby Cart fait depuis l’objet d’un culte international.
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