Née de l'union entre l'ancien modèle Bebe Buell et Steven Tyler, chanteur du groupe Aerosmith, Liv Tyler n'a découvert la véritable identité sur son père qu'à l'age de neuf ans. Jusqu'alors élevé par le compagnon de sa mère, la rock star
Todd Rundgren, qu'elle croyait être son père biologique, Liv se pose des questions lorsqu'elle s'aperçoit d'une ressemblance troublante entre elle et l'autre fille de Steven Tyler, Mia. Le secret de famille ne sera alors dévoilé qu'en 1991, date où la future actrice décide d'adopter son véritable nom de famille. Tandis que sa mère révélera que Steven était trop dépendant à la drogue pour en assumer la paternité lorsque Liv est née, la jeune fille développe bientôt une relation très proche avec son nouveau père. Elle apparaîtra ainsi dès 1993 dans un clip d'Aerosmith aux côtés d'
Alicia Silverstone :
Crazy. Titre bien nommé puisque la jeune fille affole immédiatement tous les compteurs. Torride et sexy, avec un corps de rêve et une beauté à tomber par terre, il n'en faudra pas plus pour que le cinéma l'appelle. Elle tourne alors consécutivement
Silent Fall (Bruce Beresford, 1994) et
Heavy (1995), premier film de James Mangold récompensé alors à Sundance, puis s'envole vers l'Italie.
Elle y retrouve
Bertolucci pour
Beauté volée (1996), où elle va réveiller de sa seule présence la libido d'un petit groupe d'artistes et d'intellectuels installés en Toscane (et faire oublier les défauts du film). Liv Tyler est une bombe sexuelle au charme fou, son visage est en dehors de tous les critères alors en vigueur, c'est entendu, elle est sublime des pieds à la tête, et tout le monde va vite le savoir. De retour aux USA, l'actrice ne va toutefois pas toujours briller par ses choix ou les films dont elle hérite :
That thing you do ! (Id) première réalisation pas renversante de
Tom Hanks ;
Les Années rebelles (Pat O'Connor, 1997), une comédie romantique plutôt réussie sur un groupe d'adolescents durant les années 50 avec Joaquin Phenix, produite entre autres par
Ron Howard ;
U-Turn (
Oliver Stone, Id), tambouille indigeste sous acid avec
Sean Penn ;
Armageddon (1998), le pire du pire de
Michael Bay où même en atout sexy elle ne relève pas la barre, très basse, du film ; ou encore
Guns 1748 (1999) compilation schizo boursouflée de films de cape et d'épée remixée avec de la techno et signée Jake Scott, fils de
Ridley, comme quoi le talent n'est pas héréditaire.
Peut-être lasse de cette filmographie qui dégénère, Liv Tyler trouve ensuite un cinéaste qui sait raconter quelque chose et tenir une caméra,
Robert Altman. Dans le charmant et renoirien
Cookie's Fortune (1999) d'abord, puis
Docteur T et les femmes (2000), pas le film le plus apprécie de son auteur mais assez bien défendu en France par la critique. En 2001, retour aux grosses machines avec la trilogie du
Seigneur des anneaux (2001/2003), où sa peau diaphane donne vie à la princesse Arwen, l'elfe angélique amoureuse d'Aragorn. Enfin sortie de l'éprouvant tournage de
Peter Jackson, Liv se dirige vers des productions plus modestes :
Père et fille (2004), comédie romantique de
Kevin Smith, geek en reconversion qui tente alors de se refaire une carte de visite après une série d'échecs, mais l'auteur de
Clerks n'a pas la forme ;
Lonesome Jim (2005), troisième réalisation de
Steve Buscemi, une chronique familiale douce-amère où elle joue une infirmière d'une bonté infinie. D'un sourire, elle rend dérisoire la dépression de
Casey Affleck qui, comme elle, n'a jamais aussi bien été filmé. Sauf peut-être dans son film suivant, le très beau et injustement inédit
Reign Over Me (Mike Binder, 2007), où tel un ange, elle aide
Adam Sandler égaré après la mort de sa famille durant les attentats du 09/11. Suivront
Smother (Vince Di Meglio, Id),
The Strangers (Bryan Bertino, 2008), un film d'horreur prometteur, et enfin
L'Incroyable Hulk (
Louis Leterrier, Id), où elle sera la belle de la bête.