Ce que j'ai voulu dire est que ce sont les sentiments personnels qui sont plus compliqués. Les chaos extérieurs se résolvent plus facilement ”
Témoin de la révolte étudiante de 1989, le réalisateur chinois Lou Ye n'aura de cesse dans son oeuvre de revenir sur l'évolution des mentalités de son pays. Il incarne le renouveau du cinéma chinois, chef de file d'une génération qui ne refuse plus l'influence occidentale. Son premier film (inédit en France)
Weekend lover remporte le Prix Fassbinder en 1994.
Suzhou river le révèle au public européen en 2000. Il utilise un procédé peu répandu en Chine, la caméra subjective, qui fait du caméraman le narrateur. Sa liberté de ton et de mise en scène ne plaisent pas dans son pays : on n'hésite pas à censurer le film. Lou Yee commence cependant à se faire connaître en Europe.
Purple Butterfly est présenté à Cannes en 2003, et révèle à l'écran l'actrice Zhang Zi yi. Il revient sur les évènements de la place Tien an men avec
Une jeunesse chinoise, là encore remarqué à Cannes. Il y mêle destinée sentimentale à la tourmente de l'Histoire, réussissant à rendre l'efferscence de cette pèriode, la fulgurance des sentiments. En 2009, comme un passage obligé, c'est sur la Croisette qu'il présente son nouveau film, Nuit d'ivresse printanière, où il s'intéresse cette fois à l'époque contemporaine et parle de désir, d'amour et de jalousie avec passion.