Fille de la comédienne Ludmila Mikaël et du metteur en scène et acteur britannique Terry Hands, Marina Hands rêve d'abord de faire carrière dans l'équitation. Sa passion pour les chevaux n'ayant malheureusement pas pu devenir un métier, la jeune femme se tourne alors vers la comédie après avoir découvert le frisson d'être sur scène aux Cours Florent, où elle suit la classe libre de Philippe Joiris entre 1995 et 1996. Elle poursuit ensuite sa formation au Conservatoire National d'Art Dramatique, pendant trois ans, tout en faisant un détour entre 1997 et 1998 par la London Academy of Music and Dramatic Art. Dès 1998 elle cumule les rôles au théâtre, on la voit entre autres dans
Le Marchand de Venise de
William Shakespeare mis en scène par Penny Cherns à Londres,
Les Géants de la montagne de
Luigi Pirandello mis en scène par
Klaus Michaël Grüber,
Mademoiselle Else d'
Arthur Schnitzler mis en scène par Didier Long, et surtout
Le bel air de Londres de Dion Boucicaut mis en scène par Adrian Brine pour lequel elle est nominée aux Molières en 1999. Elle se fera remarquer ensuite dans l'adaptation de
Cyrano de Bergerac par Bernard Weber (2001), puis obtiendra une nouvelle nomination aux Molières en 2003 chez
Patrice Chereau pour son adaptation de
Phèdre de
Racine. L'actrice avouera plus tard que le metteur en scène lui a donné pour la première fois l'impression qu'elle était à sa place dans ce métier.
En parallèle de cette prestigieuse carrière au théâtre qu'elle prolongera jusqu'à la Comédie Française en 2006 (qu'elle quitte soudainement la même année), Marina Hands fait sa première apparition au cinéma en 1999 chez Andrzej Zulawski dans
La Fidélité. L'année suivante elle est au générique du téléfilm
Pique-nique chez Osiris (2000) de Nina Companeez, pour lequel elle obtient prix d'interprétation aux festivals de Luchon et de Monte-Carlo. Elle tourne ensuite deux fois pour Yves Angelo dans
Sur le bout des doigts (2002) et
Les Ames grises (2005), puis chez le québécois
Denys Arcand dans sa comédie
Les Invasions barbares (2003), primé à Cannes et Oscar du meilleur film étranger. Mais c'est surtout en 2006 que la belle comédienne irradie les salles obscures telle une étoile tombée du ciel. D'abord pour son second rôle dans le thriller de
Guillaume Canet (son ami),
Ne le dis à personne, et surtout pour sa prestation lumineuse et charnelle dans
Lady Chatterley, la relecture personnelle du roman érotique de D.H Lawrence par
Pascale Ferran, pour lequel elle obtient le César de la meilleure actrice. Talentueuse tout en apportant une certaine fraîcheur à l'éventail des comédiennes françaises en activité, Marina Hands poursuit ensuite sa carrière au cinéma en apparaissant au générique du grand film aptique de
Julian Schnabel,
Le Scaphandre et le papillon (2007), dans
Le Temps d'un regard d'Ilan Flammer (Id) qui ne fera pas l'unanimité, et enfin
Le Code a changé (2008), la nouvelle comédie de Danièle Thompson avec
Dany Boon, et bien d'autres.