Non c'est kloug! C'est colmatté avec du schpountz... Réplique du Père-Noël est une ordure. ”
Né le 2 juin 1947, à Paris, Matin Lamotte est un saltimbanque en herbe, qui n’a qu’une idée en tête : apprendre la comédie. Formé à la comédie par Tania Balachova, Martin Lamotte intègre au début des années soixante-dix la troupe du Café de la Gare dans laquelle figurent
Coluche,
Romain Bouteille et leurs comparses.
En 1973, il débute dans une comédie de Raymond Lewin, dont le seul titre suffit à laisser songeur : Si vous n’aimez pas ça, n’en dégoûtez pas les autres. Grand ami de
Coluche, celui-ci lui trouve des petits rôles dans les castings de
L’Aile ou la Cuisse (1976) et
L’inspecteur La Bavure, de
Claude Zidi (1980).
Dès 1976, il quitte le Café de la Gare pour monter ses propres pièces, mais, il ne tarde pas à rejoindre la troupe comique du Splendid. C’est avec cette bande de jeunes comédiens potaches, qui se connaissent depuis l’enfance, qu’il connaît son premier succès. En 1978,
Les Bronzés, qui retrace l’épopée granguignolesque d’une bandes de vacanciers du Club Med’, fait un incroyable carton. Le film devient culte, représentatif d’une forme d’humour générationnel. Le film est suivit d’autres énormes succès, comme
Les Babas-cool (1981) ou
Le Père-Noël est une ordure (1982).
Dans les années 80, Martin Lamotte devient un incontournable second rôle. Il traverse alors tous les genres cinématographiques, avec une prédilection pour la comédie, et enfile tous les costumes : garagiste dans
Le Quart d’heure américain (1982),
Duc dans Le Mariage du siècle (1985), Ami de Souchon dans
L’Eté Meurtrier de Jean Becker (1983). Il se fait remarquer sa prestation hilarante de super-résistant dans le génial
Papy fait de la résistance, en 1983.
Spécialisé dans la comédie populaire, Martin Lamotte se consacrera dans les années 90, à jouer des personnages caractériels et courts de vue, souvent truculents. Il devient alors formateur bougon dans
Promotion canapé (1990) de Didier Kaminka, puis acolyte excité de
Jean Yanne dans
Fallait pas !... (1996) de
Gérard Jugnot ou encore un flic en ébullition dans
Les Démons de Jésus (1997) de Bernie Bonvoisin.
En 1997, Martin Lamotte passe à la réalisation. Dans
Ca reste entre nous, il met en scène un
Sam Karmann pris ente deux feu, celui de son épouse et celui de sa maîtresse.
Aujourd’hui, Martin n’apparaît plus que ponctuellement au cinéma. On a pu le voir dans
Ma femme... s'appelle Maurice (2002) de son complice Jean-Marie Poiré ou encore dans le très attendu et quelques peu décevant
Les Bronzés 3, amis pour la vie (2006) aux côtés de ses amis du Splendid.
C’est dans la petite lucarne que la carrière du comédien trouve un nouveau souffle. Il incarne, en effet, le rôle récurrent du policier Gérard Bonaventure, dans la série
SœurThérèse.com.