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Nationalité : japonaise Naissance : 09 mars 1931 à Gifu (Japon) Age : 78 ans Métier : Réalisateur |
Masahiro Shinoda fait partie du trio de cinéastes recruté par la Shochiku durant les années soixante afin de rajeunir la major. Avec Nagisa Oshima et Kiju Yoshida, il fait donc officiellement partie de la Nouvelle vague japonaise, bien que contrairement à d’autres ses prises de positions contre le cinéma de ses aînés furent nettement moins tranchées ou définitives. Licencié en histoire du théâtre, son cinéma n’a ainsi jamais rejeté l’esthétique des films d’Ozu ou de Mizoguchi dont il était par ailleurs un admirateur. Si ces premiers films comme Un aller simple pour l’amour (1960), avec pour thème le rock et le nihilisme de la jeunesse, ou Le lac asséché (1960) sur un étudiant solitaire tombant dans le terrorisme, prônaient un parfum de rupture générationnelle et un réalisme collant à l’actualité, il ne tarda pas à diverger. Dès 1964 avec Fleur pâle, une histoire de yakuza, et Assassinat, un jidai-geki sur l’histoire d’un patriote durant les dernières années du Shogunat, il se dirige vers un cinéma moins politiquement contestataire que formellement moderne. La grande révolution étant chez lui d’abord une question d’esthétique.
Ses films suivant furent ainsi fortement influencés par Mizoguchi, autant d’un point de vue stylistique que thématique. Notamment Avec beauté et tristesse (1965), d’après un roman de Kawabata, ou Nuage couleur garance (1967) où les héroïnes ont un air de ressemblance avec les personnages de Mizoguchi, surtout quand elles sont filmées de la même manière. Durant les années soixante-dix, Shinoda se spécialisa donc dans le jidai-geki qu’il tenta de renouveler au fur et à mesure d’une esthétique de plus en plus travaillée. Avec des films comme Le silence (1971), Sous la forêt des cerisiers en fleurs (1975), Himiko (1974) ou L’étang aux démons (1979), il réinvente l’histoire du Japon qui chez lui devient plus dynamique, bigarré et émotionnel. Il continuera ainsi durant les années quatre-vingt avec des films comme Gonza le lancier (1986) et jusqu’à aujourd’hui. Son avant-dernier film, Owl’s Castle (1999) pérennisant encore le genre.
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