La seule chose pire qu'une opportunité qu'on ne mérite pas est une opportunité qu'on rate. ”
C'est au Canada que Michael J. Fox a fait ses débuts d'acteurs. Né dans la région d'Alberta, il s'installe près de Vancouver, l'antre des tournages de séries et de films américains, avec sa mère actrice et son père membre des forces armées canadiennes. Il aime le hockey et jouer de la guitare comme tout ado canadien, mais ses desseins de comédien l'emmène à Los Angeles.
En effet, après s'être fait remarquer sur les écrans canadiens, il s'essaie aux séries américaines à seulement quinze ans. Bien lui en vaudra, il obtient le rôle dont
Matthew Broderick ne voudra pas dans
Family ties et cartonne dans cette série de 1982 à 1989. Son personnage de jeune républicain au sein d'une famille de libéraux anciens hippies plaît tellement que les scénaristes le mettent de plus en plus en avant au fil des épisodes. Ces années-là sont la longue apogée de sa carrière puisqu'il joue aussi dans la trilogie cultissime de
Retour vers le futur. Avec sa son skate board et son ami Doc, il voyage dans le passé et le futur sous la direction de
Robert Zemeckis et rend son personnage aussi attachant que drôle. L'acteur a un don inné pour la comédie qui est renforcé par son physique de gamin espiègle. Cette image ultra-positive va être mise à mal dans
Outrages de
Brian De Palma. Dans ce drame sur la guerre du Vietnam, il nous plonge dans un enfer vert immoral.
Bizarrement, durant les années 1990, il n'apparaît que dans des films très secondaires ou bien joue des rôles rarement de premier plan. On citera tout de même le désopilant
Mars Attacks ! de
Tim Burton ainsi que le trépidant
Fantômes contre fantômes de
Peter Jackson. Le véritable come-back de Michael J. Fox se produit en 1996 avec une nouvelle série,
Spin city. Il y interprète le maire-adjoint de New York, sorte de nègre d'un maire totalement bon à rien. Critique hilarante de la politique et de la société américaines, cette sitcom d'ABC fait renouer l'acteur avec le succès jusqu'en 2002. Cette période faste du point de vue professionnel l'est beaucoup moins sur le plan personnel car Michael J. Fox annonce publiquement en 1998 qu'il est atteint de la maladie de Parkinson. Cela l'oblige à diminuer son activité, ce qui ne veut pas dire disparaître des écrans. Il s'amuse à faire les guest stars notamment dans
Scrubs où il est un médecin souffrant de TOC gagnant l'admiration sans égale du héros J.D. Il est aussi doubleur de souris pour
Stuart Little et d'aventurier pour L'
Atlantide. La majeure partie de son temps est désormais consacrée à la lutte contre la maladie, pour lui-même et pour toutes les autres victimes du syndrome de Parkinson.
A l'origine, son nom aurait dû être Michael A. Fox mais il a échangé le "A" contre un "J" en hommage au comédien [people]Michael J. Pollard[/people] et pour éviter la confusion avec l'acteur [people]Michael Fox[/people].