Mike Myers



Mike Myers Nationalité : canadienne
Naissance : 15 mai 1963 à Ontario
Age : 46 ans
Métier : Comédien
I still believe that at any time the no-talent police will come and arrest me.
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Mike Myers est le parfait représentant de ces comédiens américains issus du Saturday Night Live. De nationalité canadienne et d'origine anglaise par ses parents, tous deux ex militaires de la Royal Air Force, il grandit à Scarborough, dans l'Ontario au Canada. Très vite il prend goût à la comédie et se décide à faire une carrière d'acteur. Enfant, il tourne dans quelques publicités et différents petits téléfilms comme King of Kensington (1975) ; adolescent, il campe déjà son futur personnage de Wayne Campbell (qui deviendra Wayne's World) pour faire marrer les filles, tout en continuant d'apparaître sporadiquement à la télévision dans The Littlest Hobo (1979) ou Bizarre (1980). Après l'école, il s'inscrit à Second City, une troupe d'improvisation dont sont issus de nombreux membres du Saturday Night Live, puis part en Angleterre, où il deviendra le co-fondateur d'une nouvelle troupe d'impro The Comedy Store Players. Après un passage dans l'émission pour enfants Wide Awake Club en 1986, Myers rentre au Canada où il rejoint à nouveau Second City. Deux ans plus tard, il part pour Chicago, dont est originaire la troupe. Il y donnera des cours et jouera au Improv Olympic, un autre théâtre d'improvisation, tout en interprétant régulièrement son personnage favori, Wayne Campbell, sur une chaine de télévision locale -  notamment dans It's Only Rock and roll (1987).

Wayne Myers


En 1989, Myers intègre le Saturday Night Live, une institution américaine, l'émission culte d'où sont sortis de nombreux comiques américains ayant réussi ensuite au cinéma. Il y jouera jusqu'en 1995 et y reviendra ponctuellement jusqu'en 1997. Son personnage le plus célèbre sera une nouvelle fois Wayne Campbell, qu'il décide d'interpréter au cinéma aux côtés de son complice Dana Carvey dans Wayne's World (Penelope Spheeris, 1992), et sa suite, si l'on peut appeler ça ainsi, Wayne's World 2 (Stephen Surjik, 1993). Inspirés des sketchs qu'il a déjà interprété maintes fois à la télévision, les films retracent les aventures potaches d'un ado attardé fan de rock (mainstream) et de blagues vaseuses. Adepte du rire crétin assumé, Myers fait un tabac avec ces comédies pour beaucoup inspirées de la parodie selon Mel Brooks. Il est le chainon manquant entre cette tradition et MTV, le messager idéal pour les teenagers gavés de junk culture et fiers de l'être. Adepte de la réflexivité et d'une distance moins brechtienne que fan du second degré lourdingue, il se veut l'émissaire complice d'un rire gras et dégénéré qui connaît son public. A l'époque où les kids se tordent de rire devant Beavis and Butthead, il est leur héros, citant à tour de bras des références pour mieux les détourner, le tout avec un style complètement loose et fauché qui sera sa marque de fabrique.

Mais au fond, Myers ne fait qu'appliquer les recettes du SNL en leur donnant une tonalité plus teenager et en phase avec son époque. Il est l'incarnation de cette génération nourrie au capitalisme, à la pop culture hégémonique, au vidéo club, et qui a choisi de tourner son quotidien en dérision, d'en faire un argument comique et commercial à grands coups de blagues prosaïques. On ne grandit pas chez Mike Myers et l'art du déguisement est une constante pour mieux fuir la réalité et inventer des personnages improbables, voire franchement cartoonesques. Ainsi, deux ans après avoir quitté officiellement le SNL, l'acteur lance son autre personnage célèbre, Austin Powers (Jay Roach, 1997). Inspiré de la série La Panthère Rose (Blake Edwards), Our Man Flint (Daniel Mann, 1966) avec James Coburn, et naturellement James Bond, Austin Powers, qui connaîtra deux suite (L'espion qui m'a tirée et Goldmember, 1999/2002), remporte un joli succès. Le film renoue avec la grande veine parodique à nouveau héritée de Mel Brooks, mais à une époque où celle-ci est un peu tombée dans l'oubli. Le florilège de citations tous azimuts plaît ainsi autant aux novices qu'aux cinéphiles s'amusant à les décrypter. Quoique la recette demeure éprouvée et l'humour gras, Myers s'en donne à cœur joie en campant plusieurs personnages. Au plus grand plaisir du public qui plébiscite des films qui s'amusent, non sans talent parfois, à revisiter l'esthétique sixties et les films d'espionnage. La touche Myers reste pourtant la même, très prosaïque, très en dessous de la ceinture, mais quelques trouvailles font oublier ces excès débilitants en offrant de beaux moments comiques.

Sortir d'Austin Powers


En 1998, tout juste à peine sorti du succès du premier Austin Powers, Myers tente de sortir un peu de ses personnages caricaturaux en acceptant des rôles dont il n'est pas l'instigateur. On le voit ainsi dans Studio 54 (Mark Christopher), une chronique ratée du célèbre club newyorkais des années 70, puis dans L'appel du météore (Joe O'Byrne), un drame inédit en France. L'insuccès des deux films ne l'invitant visiblement pas à renouveler l'expérience, il reviendra vite à Austin Powers et au doublage avec le film d'animation Shrek (2001) dont il incarnera désormais la voix. En 2000, Universal propose à Myers un deal pour adapter au cinéma l'un des personnages célèbres qu'il interprétait à l'époque du SNL (Dieter), mais devant l'indigence du script, il préfère décliner l'offre. Toutefois, le deal est maintenu, mais pour un autre projet qui voit le jour en 2003, Le Chat Chapeauté (Bo Welch, 2003). Le film ne fait pas complètement un bide en salles, mais la critique et le public n'hésitent pas à dire tout le mal qu'on peut penser de ce navet. Commence alors une petite traversée du désert. A peine vu et aussitôt oublié en second rôle dans Hôtesse à tout prix (Bruno Barreto, 2003), Myers n'a plus que ce bon vieil anar de Shrek pour montrer vaguement qu'il existe.

Aucun projet, aucun film avant 2008, où il tente de reconquérir le box office avec les recettes qui ont fait son succès dans Love Gourou (Marco Schnabel). Hélas pour lui le film fait un bide. Il prouve surtout que son humour potache débile ne fait plus rire personne, et que ses techniques d'un autre temps paraissent désormais complètement has been. Love Gourou est un triste nanar, lourd, poussif, jamais drôle, aux gags éculés, Myers y est pathétique à rire seul de ses propres blagues devant ses partenaires gênés. Malgré tout, il reste dans la course avec un quatrième épisode de Shrek, Shrek Goes Fourth (2010), et plus intriguant et surtout beaucoup plus prometteur, en campant l'un des rôles principaux du très attendu Inglorious Bastards de Quentin Tarantino (2009). Il prépare également The Secret Life of Walter Mitty (2010), un remake du film éponyme de Norman Z. McLeod de 1947 avec Danny Kave et Virgina Mayo, l'histoire d'un dessinateur de BD s'imaginant en héros de ses propres fictions, jusqu'au jour où le rêve devient réalité. Peut-être le comeback tant attendu, ou pas.

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mike myers dans wayne's world
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