Grandir dans la banlieue parisienne n’empêche pas de devenir mannequin. Pas même lorsqu’on est découverte dans un bureau de poste. Alors qu’elle achète des timbres, Noémie Lenoir est approchée par un ancien mannequin en 1998. Elle lui conseille d’aller à New York pour y faire carrière.
Noémie Lenoir n’hésite pas, abandonne Gif-sur-Yvette et se retrouve devant la porte de l’agence
Tom Ford de la grosse pomme. Ses yeux verts et sa peau bronzée lui assurent un succès immédiat.
Elle,
Vogue,
Marie-Claire et
Sports Illustrated la veulent en couverture, Mario Testino et Peter Lindbergh veulent son regard inoubliable dans leur objectif.
Le prêt-à-porter et la haute couture sont aficionados. De 1999 à 2004, elle défile pour
Hermès,
Gaultier,
Dior, Yves Saint-Laurent. En pubs, on la voit porter du Gap, Marks & Spencer ou
Ralph Lauren.
Après une brève relation avec
Stomy Bugsy, elle rencontre
Claude Makélélé, qu’elle épouse en 2004. Le petit Kelyan naît l’année suivante. S’éloignant de plus en plus du mannequinat, elle passe au cinéma. Décrochant au culot un rôle dans
Astérix et Obélix : mission Cléopâtre en 2001, elle s’installe dans les rôles de comédies, comme
Gomez et Tavarès en 2003,
La Doublure de
Francis Veber en 2005. S’essayant même au cinéma américain, dans
Rush Hour 3.
La jeune et jolie fille de banlieue a donc fait beaucoup de chemin, et achevé un rêve que beaucoup d’autres grandissant dans des cités voudraient bien accomplir.